La première ministre est arrivée mardi à Shawinigan en hélicoptère.

Pauline en hélicoptère...

On se souvient des protestations de Pauline Marois, alors chef de l'opposition officielle, lorsque le premier ministre précédent, Jean Charest, se lançait dans les habituelles annonces de dépenses qui précédaient les campagnes électorales.
Maintenant qu'elle détient le pouvoir, voilà que la première ministre se lance à son tour dans une orgie d'annonces et que la Mauricie est le théâtre de la principale représentation, après la Gaspésie et sa cimenterie inutile à un milliard.
Preuve que la mise en scène fut bien rodée, c'est en hélicoptère, rien de moins, que madame Marois est arrivée à Shawinigan, mardi matin, pour la première journée du caucus de son parti. Même lors de son déplacement d'urgence vers Lac-Mégantic, l'été dernier, elle n'a pas utilisé ce moyen de transport, préférant sans doute un déplacement plus discret.
Comprenez-moi bien; le problème n'est pas au niveau du coût de l'opération. Le déplacement Québec - Shawinigan en hélicoptère est probablement beaucoup moins dispendieux que le même déplacement effectué dans un avion gouvernemental.
Par contre, l'arrivée d'une personne en hélicoptère est fascinante pour les gens qui y assistent. Les enfants sont très impressionnés quand ils voient atterrir un tel engin, duquel descend le bon père Noël qu'ils pourront aller visiter dans le centre commercial adjacent.
La première ministre utilise le même stratagème pour éblouir la population de la Mauricie. Imaginez: Pauline Marois elle-même qui vient se poser chez nous et qui fait des annonces à qui veut les entendre!
Je n'irai pas jusqu'à dire que la tenue même du caucus péquiste à Shawinigan représente en soi des retombées économiques importantes pour la ville, mais nous savons tous que la ville de l'électricité traverse une période économiquement difficile, qui se prolonge depuis des années et ne semble pas en voie de se terminer, du moins à court terme.
Aussi, il faut voir les ministres péquistes parcourir la région, passant par-dessus la tête des députés locaux afin de nous jeter de la poudre aux yeux, pour se rendre compte d'une chose: Pauline Marois a vu la Mauricie lui échapper, en septembre 2012, et elle semble prête à tout, même à une décote des agences de crédit, pour mettre la main sur la région cette fois-ci. J'en parle au présent, car à ce rythme, l'annonce d'élections générales ne pourra pas attendre encore bien longtemps.
Je sais que les options sont nombreuses, mais peu encourageantes. La dernière gestion libérale nous hante toujours, l'actuelle gérance péquiste est pire encore, et les autres candidats n'ont pas fait leurs preuves. Il reste que plusieurs circonscriptions de la Mauricie ne se sont pas laissées avoir, le 4 septembre 2012, et j'espère bien sincèrement que malgré l'actuelle orgie d'annonces, la région ne succombera pas au chant des sirènes péquistes lors du prochain scrutin.
Richard Dupuis
Maskinongé