Oui, nous en sommes rendus là!

En réaction à la lettre de Roger Greiss intitulée «Le Québec serait-il au carrefour de son destin?», publiée dans notre édition du 24 mars.
J'ai vraiment été séduit par l'opinion de Roger Greiss dans Le Nouvelliste récemment. Comme à chacune de ses interventions, il sait mettre en évidence ses talents d'éducateur pour nous décrire dans des termes simples et d'une grande lucidité, le problème qui attaque notre société depuis plus d'une décennie.
Vulgarisateur hors pair, il sait mettre ses connaissances du sujet à la portée de tous. C'est un éclairage, on ne peut plus juste, de l'islamisme sous toutes ses formes qui, lentement mais inexorablement, fait son chemin. Ce processus semble encouragé par nos élites politiques qui, comme toujours, privilégient la puissance du vote au détriment du bien commun. La majorité, malheureusement, ne comprend pas ou refuse de voir le danger qui guette notre société.
Encore et toujours, les cartes maîtresses de l'islamisme sont «le multiculturalisme et le manque de législation», comme le dit si bien M. Greiss. Oui, c'est une utopie de penser que ces gens puissent un jour s'intégrer, car leur but ultime - et le seul d'ailleurs - est de dominer.
Il y a dix ans, un monsieur d'Hérouxville, André Drouin, nous avait prévenus. Mais il a fait rire de lui. Avec tout ce qui arrive aujourd'hui, on doit admettre qu'il n'avait pas tort de demander des balises aux accommodements et une charte des valeurs.
Monsieur Greiss le fait à nouveau aujourd'hui, au nom de notre culture et de notre identité, tout en admettant que les mesures appropriées auraient dû être prises il a dix ou quinze ans déjà.
Oui, nous sommes au carrefour de notre destin mais le temps presse dangereusement. Il n'est jamais trop tard... quand un peuple décide de se prendre en mains, mais il faut d'abord qu'il en ait le désir. 
Gaston Bouffard
Shawinigan