Oui, au marché public à Trois-Rivières

Toute ville qui se respecte possède son marché public. Je voyage beaucoup ailleurs et une des premières activités qui me plaît à mon arrivée dans une ville étrangère, c'est d'aller au marché local. À travers les odeurs, les couleurs et la variété des produits offerts, on y ressent très vite le cachet et les particularités des gens de la région.
Un marché, c'est plus qu'un point de vente. C'est une immersion dans la culture locale. L'accueil personnalisé des marchands, la qualité des produits locaux et l'accès direct aux producteurs font que les visites au marché contribuent à agrémenter la qualité de vie des citoyens. Vous n'avez qu'à constater l'engouement des gens de la région pour le marché Godefroy lors de la période estivale. Il nous faut un marché accessible toute l'année!
Personnellement, je n'en peux plus de faire mon épicerie dans ces trop nombreuses grandes surfaces où, après avoir choisi mes légumes, je dois traverser d'innombrables rangées de vêtements, d'articles de cuisine ou de produits pharmaceutiques pour aller chercher un litre de lait!
Récemment, dans un article portant sur le dossier du marché (Le Nouvelliste, 25-26 janvier 2014, p. 14), monsieur le maire Lévesque affirme que la ville n'a pas l'intention de se lancer dans d'autres grands projets avant que ceux de l'amphithéâtre et du District 55 soient en grande partie réalisés.
Le projet d'un marché à Trois-Rivières n'a rien de l'envergure des deux autres et traîne tellement en longueur depuis des années que je doute de l'intérêt réel de nos dirigeants face à ce dossier. Si, en tant que citoyenne, on m'avait demandé quel projet était prioritaire pour moi, j'aurai mis le projet du marché au premier rang sans la moindre hésitation.
Jocelyne Pronovost
Trois-Rvières