Fernand Bédard

On se fiche des réalisations antérieures

Lettre adressée à M. Fernand Bédard, qui signait le 20 juin dans nos pages une lettre intitulée «La page se tourne sur une époque».
J'ai lu avec grand intérêt votre lettre au Carrefour des lecteurs du Nouvelliste, dans laquelle vous déplorez la manière dont on vous a appris l'intention de modifier le nom du stade qui porte votre nom depuis 15 ans à Trois-Rivières pour 50 ans d'implication dans le monde du baseball.
Avec la lucidité de beaucoup de gens d'expérience comme vous, vous comprenez très bien l'intérêt financier qu'il y a à renommer ce stade du nom d'un futur commanditaire, eussent-ils eu la décence de vous rencontrer personnellement pour discuter de ce projet.
Mais vous réalisez que nous vivons dans un pays où, malheureusement, le respect pour les acteurs des générations précédentes est peu de mise contrairement à la mentalité qui règne dans beaucoup d'autres pays.
Vous n'êtes pas le seul à réaliser combien on se fiche au Québec des réalisations antérieures.
Jean-Louis Boivin
Trois-Rivières