Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a noté que Bombardier, avec son avion CSeries, devait composer avec des concurrents féroces, Boeing et Airbus.

Non mais êtes-vous tannés de payer?

En pleine période d'impôt, c'est là qu'on s'aperçoit qu'une bonne portion de notre revenu sert à payer pour avoir accès à des services «gratuits». Des services qui de toute évidence sont de moins en moins gratuits et de plus en plus restreints voire nuls. Où va notre argent?
Nos élus de tous les paliers de gouvernance dilapident les fonds publics en subventionnant à coup de milliards de dollars l'entreprise privée comme Bombardier, en construisant des installations municipales gargantuesques qui ne seront jamais rentables et en payant les frais juridiques en raison d'une mauvaise gestion de nos institutions publiques en éducation. 
C'est carrément scandaleux!
Le cas Bombardier
Les hauts dirigeants se votent des augmentations salariales faramineuses alors que des milliers de travailleurs (euses) perdent leur emploi. La controverse des derniers jours a fait plier Bombardier en reportant jusqu'à 2020 plus de la moitié de la rémunération des membres de sa haute direction pour l'année 2016.
Cette décision ne nous réjouit aucunement. Les contribuables en ont assez de ces subterfuges. Nous avons une «écoeurantite aiguë» de subventionner l'entreprise privée sans avoir de garanties de rentabilité et un retour sur notre investissement. Bombardier est artificiellement maintenue en vie grâce à l'argent des contribuables. Ce fleuron québécois nous fait rougir de honte!
Les grands projets du maire Lévesque
Lors d'une entrevue au 106,9 FM le 28 mars dernier, le maire Lévesque nous avoue et je cite: «qu'il n'y a pas un équipement municipal qui est rentable: la bibliothèque, la salle J.-Antonio-Thompson n'est pas rentable, est-ce qu'on va la fermer?». «Les arénas ne sont pas rentables, il n'y a rien de rentable dans une ville et s'il faut que la base de nos décisions soit rentable, on va tout démolir!», ajoute-t-il!
Eh bien là, je suis tombée de ma chaise!
Une ville ne cherche donc pas la rentabilité? Nos taxes servent bien évidemment à payer les services aux citoyens comme le traitement de l'eau potable, le déneigement, l'entretien des rues, nos infrastructures, nos équipements sportifs, nos bibliothèques, etc., mais il y a une limite dans notre capacité à payer pour assouvir les grands rêves du maire Lévesque.
Les dépenses de l'amphithéâtre dépassent les revenus et nous continuons à dépenser l'argent des contribuables pour des jeux d'eau, des pare-intempéries, etc. 
Selon M. le maire, c'est normal de ne pas être rentable. C'est normal que nous, contribuables trifluviens, continuions à payer sans «mot dire» (ou maudire...) puisque jamais les citoyens ne sont consultés sur de tels projets.
Quand avons-nous été consultés sur le projet du Colisée? Cinquante-trois millions $ seront dépensés pour cette construction et jamais la population fut informée et consultée sur ce projet. La population a-t-elle besoin d'un Colisée? Si oui, veut-elle de la place ou de la glace? Va-t-on démolir l'aréna du Cap-de-la-Madeleine au profit d'une mégastructure de 5000 places à Trois-Rivières-Ouest? Que fera-t-on des installations existantes? 
Bien sûr, le maire n'a pas de subvention pour rénover les arénas. Les subventions existent seulement pour construire du neuf, donc on ne recycle plus, on démolit!
Et nos taxes scolaires?
Et si on parlait de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy qui devra payer les frais juridiques à même nos taxes pour se défendre contre deux personnes qui se sentent lésées dans la saga du CSAD. Est-ce normal que les contribuables payent pour la mauvaise gestion de nos élus et de nos administrateurs d'institutions publiques? 
On gère notre argent sans avoir le souci de la performance et de la rentabilité et on se vote des bonis et des primes en sus d'un salaire hors norme.
Il faut que ça change! 
Joan Hamel
Trois-Rivières