Non au repli sur soi, moi je voterai Philippe Couillard

Des candidats clament leur intégrité personnelle, sans pour autant condamner leurs amis syndicalistes et leurs proches aux actions sinon malhonnêtes, du moins très douteuses, certains nous promettent mer et monde, des purs nous présentent un discours éthéré, heureusement la majorité des candidats respectent leurs électeurs et croient sincèrement pouvoir contribuer à leur mieux-être.
Au bon peuple de se prononcer! Celui-là même qui préfère regarder La Voix (2,4 millions de spectateurs), plutôt que le combat des chefs (1,4 million de spectateurs). Une société qui veut payer moins d'impôt, mais avoir plus de services, qui encourage le travail au noir, qui s'insurge contre le moindre changement est-elle prête à sacrifier une génération et à s'embarquer, pour au moins dix ans, dans la turbulence sociale et économique provoquée par la naissance d'un nouveau pays dont les avantages demeurent illusoires? Bien sûr que non!
Le parcours péquiste est constitué de paroles et de gestes que leurs stratèges ont dû réprimer. Ceux notamment des trois P: Payette (les Yvette), Parizeau (la cage à homards), Péladeau (le petit poing en l'air). Continuerez-vous, madame Marois, à poser ad nauseam, à grands frais des contribuables, la même question à laquelle nous avons déjà répondu, même si la réponse ne vous convient pas?
Je n'accepterai jamais, en cette ère irréversible de mondialisation que vous préconisiez le repli sur soi. Le Québec ne peut être représenté par une personne qui doit se restreindre à des interlocuteurs qui parlent français. Quel mauvais exemple à donner à nos jeunes, ces futurs entrepreneurs qui courtisent les marchés mondiaux. Quant aux journaux Péladeau, tant qu'il en est propriétaire, ils constituent de potentiels instruments de propagande et de manipulation de l'opinion, ce que reconnaît toute personne sensée.
La CAQ, dont on ne peut douter de la sincérité, est un parti de toutes les tendances, vieilli prématurément, essoufflé, dont les membres, particulièrement le chef, ternissent leur image en glissant vers l'amertume. C'est triste d'être un «has been», sans avoir été! Françoise David est rafraîchissante, éloquente, cohérente. Elle pose de bonnes questions, elle a quelques idées intéressantes, mais malheureusement, on ne fait pas un pays avec un programme comme celui proposé pas Québec solidaire.
Monsieur Couillard a de la prestance, des idées intéressantes, une équipe qui a fait ses preuves. Évidemment, ce n'est pas un grand leader! Il récolte des reproches pour des gestes posés au cours des années par les partis au pouvoir, autant libéraux que péquistes.
Qu'on se rappelle la fable du loup et de l'agneau, où ce dernier paie pour les fautes du passé, celles des siens et celles des autres. Bien sûr, la commission Charbonneau risque encore de nous choquer en révélant quelques deals et quelques accointances entre les vieux partis, les gens d'affaires et les syndicats, mais pour l'instant, il s'agit de présomptions.
Parce que je ne veux pas abandonner mon avenir et celui de mes petits-enfants à des gens qui distillent stratégiquement l'information et qui inventent les problèmes pour justifier leurs actions, parce que je crois que le Québec a besoin de cohérence et de compétences économiques, parce que les péquistes ont montré dans les 18 derniers mois qu'une promesse d'élection n'a aucune valeur et qu'ils n'ont pas pour eux les mêmes exigences qu'ils ont pour les autres, je voterai pour Philippe Couillard et son équipe, les plus aptes à me représenter, sans que je craigne d'avoir honte d'eux devant la visite.
Guy Laliberté
Sainte-Monique-de-Nicolet