Le candidat à la mairie Jean-François Aubin.

Nécessité de changement 

Il est rassurant d'élire un candidat qui nous conforte, qui nous laisse croire qu'il va se comporter en bon père de famille prenant toutes les décisions. Encore plus rassurant quand ce dernier s'appuie sur deux décennies de gouvernance. Au fond, pourquoi changer? Pourquoi prendre une chance avec un inconnu?
À l'approche des élections municipales, difficile de se battre contre cette rassurante stabilité. C'est probablement ce qui explique la présence de toutes ces petites dictatures municipales à la grandeur de la province. Des maires et conseillers, plus ou moins compétents (c'est selon), qui s'appuient sur la continuité pour rassurer et se faire réélire. 
La continuité, j'achète. Pour autant que le bilan soit positif. En bons citoyens, notre devoir est de choisir nos candidats en fonction de leurs réalisations passées, de leurs aspirations et de la place qu'ils accordent à la démocratie. Et c'est justement en jetant un coup d'oeil à la situation de Trois-Rivières que des inquiétudes surgissent. Pourquoi diantre choisirait-on la continuité?
Le maire en place depuis les fusions (2002) insiste souvent sur ses mêmes réalisations. Or, après 16 ans, les indices quant à la nécessité de changement sont plus qu'éloquents: iniquités entre districts de la ville, manque d'analyse dans les grands projets, refus obstiné de travailler avec les autres municipalités de l'UMQ, multiplication des dossiers ambigus (jeux d'eau, nouveau colisée), absence de vision quant aux dossiers environnementaux (transport en commun, gestion de l'eau, agriculture urbaine) et, surtout, peur irrationnelle de consulter. 
À l'élection du 5 novembre, Jean-François Aubin se présente à la mairie en proposant de donner un souffle nouveau à Trois-Rivières. Ce qui séduit particulièrement dans sa candidature, c'est sa capacité de travailler en équipe et ce désir de remettre les citoyens au coeur du processus décisionnel.
Être maire n'est pas un one-man-show et Aubin le comprend bien. Il souhaite redonner les pleins pouvoirs au conseil municipal. Il veut ramener la culture du débat d'idées et des consultations. Il veut favoriser une plus grande transparence à l'hôtel de ville. 
La continuité, je veux bien. Mais ici, changer est plus que nécessaire. 
Daniel Landry
Trois-Rivières