Le président sortant Barack Obama et le président élu Donald Trump se sont rencontrés jeudi à la Maison-Blanche, au lendemain de la victoire du candidat républicain.

Millionnaires temporairement dans l'embarras

En réaction à la lettre de Christian Bouchard intitulée «I don't care», publiée dans notre édition du 10 novembre dernier.
Saluons chaudement le commentaire de M. Christian Bouchard, qui pose le problème d'une société qui prescrit l'argent comme seul remède au désespoir des gens. Ce n'est pas d'hier que les États-Unis placent la richesse financière comme indice unique d'une vie réussie.
Voyez ici ce qu'en disait autrefois John Steinbeck: «Le socialisme ne s'est pas implanté aux États-Unis parce que les pauvres ne se considèrent pas comme des prolétaires exploités, mais comme des millionnaires qui sont temporairement dans l'embarras.»
Alors là, il semblerait qu'il ne soit donc pas question de placer, dans nos vies, des préoccupations reliées simplement à l'éducation, à la culture, à l'amour, à la santé, à la famille, aux amis, et au service public?
Consolons-nous, cette dérive autoritaire personnifiée par ce clown de Trump, ce fil-de-fériste qui a tant amusé les Américains va rencontrer son Waterloo. Parce que le nouveau président sera forcément confronté à la vraie vie; confronté au pragmatisme qu'exige la gestion des affaires tant politiques qu'économiques.
Alors, prévoyons la gueule de bois chez celles et ceux que Trump a grisés, saoulés. Ceux-ci peut-être, ensuite, se connecteront-ils à d'autres valeurs...
Réjean Martin
Trois-Rivières