Me Gilles Poulin

Merci, Me Gilles Poulin

Il est plutôt rare de nos jours de voir une personne user d’audace sans pour autant que cela lui rapporte personnellement.

C’est un cri du cœur que Me Poulin a lancé aux électeurs de Trois-Rivières la semaine dernière, les suppliant de mettre le maire sortant Yves Lévesque à la porte. Pourquoi? 

S’il est une personne qui parle en connaissance de cause, c’est bien Me Poulin qui, au cours des dernières décennies, a été spectateur de toutes les manigances, tous les mensonges, toutes les sautes d’humeur à l’intérieur des murs de l’hôtel de ville.

Évidemment, Me Poulin ne peut faire la nomenclature de toutes les anomalies auxquelles il a assisté, dont il a eu connaissance. 

Cet homme droit, intègre et honnête, comme beaucoup d’autres employés de la Ville, a dû taire les secrets du temple d’Yves Lévesque.

Aujourd’hui, j’aimerais dire un très grand merci à Me Gilles Poulin pour avoir tenté, tant bien que mal, d’avertir la population, que tout à l’intérieur de l’administration municipale, ne fonctionne pas comme ça devrait. 

Il y règne un individu qui se croit roi et maître, qui ne veut pas de l’opinion de son tout petit peuple, qui n’en a rien à foutre de la démocratie, qui a peur de s’adonner à un débat, qui ne veut plus d’entrevue, qui n’en fait qu’à sa tête et soyez prudents si vous osez lui parler de quoi que ce soit qui l’irrite, le ton de sa voix s’élève, son visage devient pourpre et les murs de l’hôtel de ville tremblent. 

S’il a un message à faire passer, il daignera traverser la rue pour aller rendre visite à un ami intime, M. Pilotte, à la radio.

Alors oui, merci Me Poulin pour votre audace et si l’envie vous prend de dénoncer d’autres anomalies qui se passent à l’hôtel de ville, ne vous gênez pas. 

Faites-le en mémoire de certains de vos anciens collègues qui avaient tellement de respect pour vous, anciens collègues qui ont aussi goûté à la sauce de M. Lévesque sans pouvoir le crier, anciens collègues aujourd’hui disparus. Eux aussi seront vraiment fiers de vous! 

Johanne Bettez

Trois-Rivières