Le drapeau des Patriotes.

Malhonnêteté intellectuelle

En réaction à la lettre «Les théoriciens de l'absurde» publiée mercredi.
J'ai été abasourdi en lisant l'opinion de Serge Gagnon de Louiseville sur sa vision un peu étroite de l'histoire des Patriotes. C'est dommage de voir comment des gens peuvent déformer ou présenter des faits pour passer un message, que je cherche toujours d'ailleurs. 
La composition du groupe des Patriotes et leur objectif est un fait connu de tous. Les couleurs même du drapeau Patriotes (rouge-blanc-vert) représente les différentes origines de leur groupe, soit anglaise, française et irlandaise. La rébellion du Bas-Canada (parce qu'il y en avait une aussi dans le Haut-Canada) était effectivement dirigée par des Brown, Nelson ou O'Callaghan, mais aussi par des Papineau, Hindelang, Chénier, Hébert ou De Lorimier. 
De citer que Papineau s'est sauvé vers les États-Unis sans mentionner le contexte ni que d'autres Patriotes comme Nelson ont fait de même, ça relève de la malhonnêteté intellectuelle. 
De plus, malgré le fait que, selon vous, les Canadiens d'origine française ont joué un rôle mineur et se sont sauvés, ce sont quand même des Cardinal, Duquette, Decoigne, Hamelin, Robert, Daunais, Sanguinet, De Lorimier, Narbonne, Nicolas et Hindelang qui ont été pendus en novembre 1838. Sachez, monsieur Gagnon, que l'histoire «héroïque» d'Adam Dollard des Ormeaux est une fiction montée à l'époque du chanoine Groulx pour stimuler le sentiment patriotique. 
Normal dans ce contexte que la fête de Dollard ait été remplacée par celle des vrais Patriotes et ce, même s'ils étaient d'origines diverses. 
Ce qui est, en passant, un très bel exemple pour le nationalisme actuel qui devrait regrouper les Québécois de toute origine.
Guy Groleau
Trois-Rivières