La rectrice Nadia Gazzhali au coeur de la tempête.

L'image de l'UQTR s'effrite à coups de déclarations incendiaires

Nous, anciens membres du conseil exécutif et un ancien employé de l'Association générale des étudiants de l'UQTR, intervenons dans ce dossier pour la première fois. Nous, qui avons travaillé avec l'administration, qui avons lu les différents rapports, qui avons été mêlés de près ou de loin à ces dossiers, qui avons vu et vécu les impacts de ces conflits, nous demandons aujourd'hui un cessez-le-feu.
Loin de nous l'idée de prendre parti; nous croyons simplement que la réputation de notre université ne doit pas être ternie par les allégations qui fusent de toutes parts. À notre avis, il serait préférable pour le bon fonctionnement de l'UQTR de remettre les choses en contexte et d'agir avec prudence vis-à-vis de l'ensemble des dires et ouï-dire. N'oublions pas que certains des problèmes soulevés étaient présents bien avant le changement de direction. L'administration actuelle a toujours tenu à être disponible pour répondre aux questions des étudiants et à entretenir un dialogue ouvert avec eux. Une première depuis plusieurs années, et ce, malgré la grève étudiante de 2012.
François Blais, ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Roy, députée d'Arthabaska, Sylvie Beauchamp, présidente de l'Université du Québec, que tentez-vous de faire? Certes des questions étaient de mises et il est important d'exiger des réponses. Par contre, votre rôle est de voir la situation dans son ensemble, pas de jeter de l'huile sur le feu. Nous ne prenons pas position pour l'une ou l'autre des parties, mais chaque médaille a deux côtés. Vous avez l'obligation de prendre le temps d'analyser tous les aspects et de rencontrer toutes les personnes impliquées afin de faire cesser les spéculations. Nous croyons que tout ça a pris des proportions démesurées et qu'il est important qu'un réel dialogue s'installe. Il est temps que cessent les accusations et que viennent les solutions!
L'image de l'UQTR s'effrite à coup de déclarations incendiaires et cela ne fait que causer du tort à l'institution, à toute la communauté universitaire et à la région, personne n'y gagne. Cela empêche l'Université de progresser et de travailler sur des projets porteurs pour la communauté. Au final, ce sont les étudiants, les employés et les citoyens qui en paient le prix.
C'est notre sentiment d'appartenance envers l'UQTR qui nous a poussés à nous exprimer. C'est parce que nous croyons fermement que l'UQTR offre une formation de qualité que nous y avons étudié. Ce sont toutes ces raisons qui nous ont poussés à nous impliquer au sein de l'AGE UQTR. Nous avons voulu contribuer à la vie universitaire et exiger le meilleur pour notre université. Aujourd'hui, ce sont ces mêmes raisons qui nous poussent à rédiger cette lettre et à lancer un appel au calme. Ne serait-il pas plus sage d'attendre d'avoir l'entièreté des informations avant d'agir, de porter un jugement et de pointer du doigt?
Marie-Laurence Audet
Alex Brisebois-Proulx
Ariane Cossette
Ann-Julie DuRocher
Sébastien F. Guertin
William Lamontagne
François Landry
Mathilde Loiselle Davidson
Hugo Maillhot-Couture
Ludovick Nadeau
Charles Plourde-Leblanc
Jasmine Raymond-Drainville
Carol-Ann Rouillard