Libre arbitre, suite et fin

En réaction à la lettre de Claude Rompré intitulée «Libre arbitre, eh oui!», publiée dans notre édition du 25 avril dernier.
Dans une lettre d'opinion intitulée «Libre arbitre, eh oui!», M. Claude Rompré soulève des questions philosophiques intéressantes sur le libre arbitre.
Je le remercie de me donner l'occasion de revenir, pour une dernière fois, sur ce sujet.
Rappelons que le libre arbitre est défini de la façon suivante: une faculté qu'aurait l'humain de se déterminer (à faire, à agir) par sa seule volonté, hors de toute sollicitation, de toute influence extérieure. M. Rompré affirme que le libre arbitre existe, du fait que l'humain «a la précieuse capacité de pouvoir distinguer le bien et le mal et [...] que même un enfant sait cela.»
On cherche en vain une corrélation entre cette affirmation et la définition de ce qu'est le libre arbitre. Un enfant comprend rapidement qu'obéir à ses parents amène une récompense et que désobéir amène une punition. Rien à voir avec le libre arbitre.
Dans une société civilisée, on considère comme bien l'obéissance aux lois et règlements et comme mal la désobéissance à ces lois et règlements. Notons que les lois et règlements religieux appartiennent à un monde alternatif dont il n'est pas question ici.
Si on suit le raisonnement de M. Rompré, un quidam qui nie l'existence du libre arbitre et qui de ce fait est incapable de distinguer le bien du mal est un criminel en puissance. Pourrait-on le punir pour une faute puisqu'il ignore la différence entre le bien et le mal?
Venons-en au remords... qui ne sert qu'à donner des brûlures d'estomac. Préférable de réaliser qu'on n'est pas parfait, qu'on n'est pas responsable de ce qu'on est! Préférable de prendre note de ce qui a pu se passer, pour référence future! Préférable de réaliser qu'on est tous dans le même bateau et qu'il est préférable d'être tolérant envers soi-même et ...envers les autres! 
Maurice Milot
Trois-Rivières