Les religions sont les victimes des génocides

En réaction à la lettre de Maurice Milot intitulée «Alexandre Bissonnette: une victime», publiée dans notre édition du 28 février.
J'aimerais répondre à M. Maurice Milot qui prétend que tout le mal nous vient des religions, alors qu'elles en sont les victimes de la folie des hommes en mal de domination. Qu'il n' y ait ni dieu ni diables alors que 84 % de la population mondiale est religieuse, c'est tromper les lecteurs sur une base régulière par ignorance ou mauvaise foi volontaire.
C'est trop simple de dire que la religion est la cause des conflits, de la guerre et de la violence. Les informations qui nous sont données à la télévision et dans les journaux sont biaisées et nous renseignent de manière insuffisante et incomplète. L'objectivité chez les médias n'existe pas.
La plupart des conflits du XXe siècle étaient le résultat d'une idéologie athée. C'est souvent la religion qui est blâmée, mais l'Histoire nous donne une autre vision des conflits. 
Les critiques de la religion doivent nous expliquer comment les plus grands «bouchers» de ces cent dernières années se sont tournés vers l'athéisme et la laïcité pour se justifier. Par exemple, Hitler s'est penché sur les travaux de Nietzsche, philosophe athée, et Staline s'appuya sur Karl Marx pour soutenir ses projets révolutionnaires.
Le mouvement laïque et la croyance athée, tels que ceux de Staline ou Mao Tse-tung, qui se partagent les plus grands moments de souffrance et de peine du XXe siècle doivent être remis en cause et questionnés autant que la religion.
Est-ce que les principes fondamentaux d'une religion prônent la violence?
«Il y a une guerre entre le ciel et l'enfer et le champ de bataille se trouve dans le coeur de l'homme.» Pour Dallas Willard: «Le plus grand besoin que j'ai, et le plus grand besoin que l'humanité a en général est la rénovation du coeur.»
Dieu prend le risque de nous donner une liberté et un libre arbitre et la responsabilité du mauvais revers de la médaille si nous lui résistons. En nous laissant libres, il a pris sur ses épaules la croix qui est l'endroit où l'amour de Dieu est le plus clairement visible, un chef d'oeuvre dramatique et une courtoisie de la part du ciel: Dieu donne sa vie pour nous. La croix est l'endroit où notre rébellion contre Dieu, notre guerre contre lui, ainsi que notre guerre les uns entre les autres sont abolies!
Pierre Cormier
Trois-Rivières