Les pays d'en haut

Les pays d'en bas

Le poète Alfred Desrochers, le père de Clémence, a écrit: «Je suis le fils déchu d'une race surhumaine.» Nos ancêtres n'étaient ni des brutes ni des saints. Hommes de terre et de forêt, ils ont inspiré Louis Hémon, Ringuet, Savard, Claude-Henri Grignon, Germaine Guèvremont.
On travaillait dur. On s'entraidait. On trinquait souvent. On priait parfois. On s'amusait en chantant et en dansant. L'amour, l'amitié, le voisinage en toute saison. En somme, une bonne et belle vie humaine. C'était la simplicité plus ou moins volontaire.
Il était temps de rétablir les choses! Grâce à la série Les pays d'en haut, on nous apprend que nos ancêtres, vers les années 1860-1890, étaient des brutes se détestant les uns les autres, réglant tout aux coups de poing, rivalisant de vulgarité, en rut à tout bout de champ.
L'auteur d'Un homme et son péché piquerait une sainte colère en voyant ces bêtes sauvages hanter son pays d'en haut!
Jean Panneton,
prêtre
Trois-Rivières