Pour certains de ces investissements, le gouvernement a sorti l'artillerie lourde dans un souci de visibilité nationale. La première ministre y a été associée à plusieurs reprises.

L'emploi, madame Marois!

Madame Marois veut l'indépendance du Québec. Elle veut se séparer des méchants Anglais du Canada parce que les Québécois peuvent se débrouiller et subvenir à leurs besoins eux-mêmes.
N'est-ce pas ironique, encore une fois, d'entendre madame Marois se dire outrée par le budget fédéral parce qu'elle considère que le Québec a été oublié? Quel cynisme!
Elle lève le nez sur le gouvernement du Canada, considérant que le Québec peut survivre, en pigeant dans les poches des contribuables québécois déjà surtaxés.
Veut-elle préserver notre chère langue française dont la majorité des gens, toutes générations confondues, a oublié les simples règles de grammaire?
Quand j'entends des «quand qu'on», passez «une belle après-midi», j'ai reçu «un» invitation, je me dis qu'avant de se battre pour préserver une langue, encore faudrait-il l'enseigner correctement.
Pense-t-elle vraiment, ainsi que ses supporters, qu'elle pourrait faire du Québec un pays et se tourner vers le gouvernement du Canada pour demander de l'aide financière?
Aide financière en cas de désastre comme l'inondation au Saguenay ainsi qu'à Saint-Jean-sur-Richelieu ou d'une catastrophe telle que celle de Lac-Mégantic ou parce que son budget ne balance pas?
Il est évident qu'elle est venue en Mauricie faire des cadeaux afin de gagner des votes alors que le problème en Mauricie, surnommée la capitale du bien-être social, c'est justement les gens sur l'aide sociale.
Au lieu de nous distraire et se divertir avec la charte des valeurs québécoises, elle devrait s'occuper du vrai problème des accommodements raisonnables.
En Mauricie, le gros problème, ce sont les gens sur l'aide sociale de père en fils, de mère en fille, etc. C'est ce genre de problèmes qu'il faut régler. Pourquoi ne pas mettre en place des structures pour aider les gens sur l'aide sociale à intégrer le marché du travail?
Une personne qui demande de l'aide sociale devrait se faire dire oui à la condition qu'elle trouve un travail dans les deux ans suite à sa demande.
Lorsque j'entends dire qu'une personne reçoit de l'aide sociale parce qu'elle ne peut travailler à cause d'un mal de dos, je tombe de ma chaise.
Certaines personnes qui travaillent finissent par avoir des problèmes de dos ou d'ossature ou de fatigue, mais elles sont quand même aptes à travailler.
Regardez les athlètes olympiques handicapés qui trouvent le courage et la détermination de poursuivre leurs rêves.
Malheureusement, trop de gens sur l'aide sociale se plaignent de problèmes physiques mineurs qui ne devraient pas les empêcher d'intégrer le marché des travailleurs.
Pourquoi ne pas réduire le chèque de bien-être social au fil des années?
Il faut trouver un incitatif afin que les gens aillent sur le marché du travail. Les gens démunis devraient avoir de l'aide pour apprendre un métier, comprendre comment gérer un budget, se laver, se responsabiliser, contribuer à l'effort collectif.
Pourquoi ne pas prendre les personnes sur l'aide sociale et leur faire faire du bénévolat afin de leur donner le goût du travail et la fierté de gagner leur vie?
Ici, je ne parle pas des personnes âgées ou des personnes avec un réel problème physique, mais des personnes qui n'ont connu que l'aide sociale de génération en génération, problème majeur en Mauricie.
C'est ce problème qu'il faut régler afin de démarrer une saine économie.
L'emploi, madame Marois, l'emploi. Le gouvernement Marois est une hérésie. Notre première ministre devrait peut-être retourner gérer sa cuisine, découper des carrés rouges et brasser ses chaudrons, choses qu'elle sait si bien faire.
Anne-Sylvie Duquette
Saint-Boniface