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Christia Freeland
Christia Freeland

Le train, l’orphelin et les promesses

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / On dit d’une personne qui est privée de père ou de mère qu’elle est orpheline; on pourrait étendre la signification de l’état d’orphelinat afin d’inclure «celui/celle qui est laissé(e) à lui/elle-même».

La lecture du budget du gouvernement fédéral déposé le 19 avril dernier démontre que Trois-Rivières a été considérée par le gouvernement comme étant orpheline. Dans la préparation du budget, Trois-Rivières n’avait, au gouvernement, ni père ni mère pour la protéger; elle ne pouvait compter que sur un oncle éloigné qui arrête en passant, pour quelques minutes parce qu’il le faut bien, lorsqu’il passe par là. Outre cet oncle bienveillant, Trois-Rivières est laissée à elle-même.

Comme un orphelin, Trois-Rivières a obtenu des promesses, des miettes qui ressemblent à des restants de tables et quelques autres peccadilles, parce qu’il le fallait bien. Dans le budget, Trois-Rivières n’a pas obtenu sa juste part, elle n’a obtenu que des illusions appelées promesses.

Le gouvernement a manqué à son devoir d’équité en n’offrant pas à Trois-Rivières ce qu’elle était en droit d’attendre. L’équité n’est pas la charité; l’équité c’est offrir la juste part de ce qui est dû à chacun.

Le gouvernement a assurément manqué le train de l’équité.

René Villemure
Éthicien
Candidat à l’investiture du Bloc Québécois dans la circonscription de Trois-Rivières