Les membres du conseil de Saint-Justin ont essayé de régler à l'interne le conflit qui les oppose au maire Jean-Claude Gauthier.

Le sens des responsabilités plutôt que le «leadership négatif»

En réaction à la lettre de Denis McKinnon intitulée «J'ai mal à mon Saint-Justin», publiée dans notre édition du 24 janvier.
Les gens peuvent retrouver sur le site de la Commission des relations de travail, en entrant dans le moteur de recherche les mots-clés Raymonde Bastien, une décision rendue contre la Municipalité de Saint-Justin en 2010 sous le règne de Denis McKinnon. Mme Bastien a donc gagné sa cause.
Il semble que ce conflit aurait coûté près de 200 000 $ aux contribuables de Saint-Justin.
Monsieur McKinnon aurait abusé de ses droits comme maire, si je comprends bien le jugement.
Notre maire actuel nous a amenés dans des situations qui pourraient aussi nous conduire devant les tribunaux. Par ailleurs, pour avoir refusé de faire des excuses pour l'une de ses initiatives face à un groupe de citoyens, situation dont le conseil municipal s'est dissocié par résolution, le maire Gauthier devra éventuellement comparaître devant le tribunal de la Commission municipale du Québec. Il veut déjà faire payer aux contribuables de Saint-Justin une facture de 12 000 $ alors que la cause n'est même pas encore entendue.
Je parle en mon nom ici, mais les citoyens de Saint-Justin peuvent être assurés qu'avant toutes les résolutions qui ont semé la controverse, il y a toujours eu des tentatives et de nombreuses démarches pour régler la situation.
Avant de faire une sortie publique, l'ex-maire McKinnon aurait dû contacter l'un des conseillers qui a adopté la résolution qui a suscité l'article sur Saint-Justin dans Le Nouvelliste de samedi dernier. Il devrait aussi venir poser ses questions aux séances du Conseil.
Monsieur McKinnon a-t-il lu la version intégrale de la résolution? Si monsieur McKinnon n'a pas fait une sortie publique pour flatter son ego, et il sait lire correctement un journal, il aurait compris que, sous les recommandations du procureur de la Municipalité, une lettre signée par cinq conseillers a été remise au maire Gauthier. Nous avons donc essayé de régler la situation à «l'interne», sans succès.
Pour s'éviter une situation semblable à celle du règne McKinnon, il nous fallait agir. Les décisions se prennent par résolution dans une municipalité, et malheureusement elles deviennent publiques. Proposer et appuyer une telle résolution ne relève pas d'un trip d'ego ou d'un leadership négatif mais plutôt d'un sens des responsabilités afin de protéger les citoyens et les employés. Il n'est jamais agréable de devoir prendre de telles décisions. Cela cause même des insomnies.
Denis Frappier, 
conseiller municipal
Saint-Justin