Le cabaret-spectacle Le Satyre.

Le Satyre, qui tire le diable par la queue

De l'attendrissement. C'est ce qui nous vient à la lecture, dans Le Nouvelliste de ce lundi 11 juillet, de la nouvelle selon laquelle la salle de spectacle Le Satyre, nouvellement ouverte sur la rue des Forges au centre-ville de Trois-Rivières, ne va pas bien, n'est pas très rentable.
Cela dit, il s'agit d'une entreprise privée, non pas d'une coopérative ou de quelque autre forme d'entreprise. Alors, qu'est-ce qu'on peut faire?
En tout cas, un très bon ami à moi me faisait remarquer le jour même de cette annonce combien l'appel à l'aide - partenaires, mentors ou mécènes recherchés - lancé par sa directrice générale, Marie-Lyne Bédard, s'avérait être l'illustration de l'univers superficiel et égocentrique dans lequel nous baignons, alors que ladite personne avait adopté, sur les réseaux sociaux, le slogan suivant: «Aidez-nous à vous prouver qu'on est capable»!
Jusqu'ici, je me suis rendu une seule fois à la salle Le Satyre; c'était le mois dernier, un vendredi matin, pour assister à une conférence dans le cadre des «Creative Mornings» que gère principalement l'ami Denis Roy.
Une seule fois, donc, pour constater que les rénovations majeures qu'on y a fait semblent fort réussies. Rappelons-nous que le lieu a été longtemps une salle de cinéma (aux noms successifs suivants: Le Rialto, Le Baronet, le Midi Minuit, le Lumière) puis une salle de spectacle, Le Maquisart.
Alors, qu'est-ce qu'on peut faire? Exprimer au moins de l'attendrissement car les moments de divertissement qu'on peut offrir à cet endroit sont peut-être synonymes de culture...
Réjean Martin
Trois-Rivières