Le Québécois est-il xénophobe?

En réaction à la lettre de Jean Fournier intitulée «L'extrême droite décomplexée», publiée dans notre édition du 25 mars dernier.
Je lisais avec intérêt ce texte portant sur l'influence grandissante de l'extrême droite et je perçois une vision très juste et souhaitable des relations interpersonnelles de la race humaine, la race de tout individu, comme il est écrit.
Toutefois, si je ne m'abuse, ce n'est pas l'immigrant qui cherche à sortir de la lutte de pouvoir entre les sectes d'une même religion ou des griffes d'un chef d'État, despote, malhonnête et prêt à faire assassiner tout individu qui lui porte ombrage, qui indispose les Québécois.
Mais ce qui les conduit vers une certaine hostilité, c'est l'islamisation radicale et leurs chefs religieux qui désirent, un jour, posséder le monde non par la guerre mais par l'infiltration pacifique des diverses populations de la terre.
Le Québécois n'est pas xénophobe, mais, d'une part il veut conserver son identité et, d'autre part, il craint de voir des dictats religieux contrôler sa vie quotidienne comme c'était fréquemment le cas dans le passé.
Ce n'est pas en laissant certains musulmans fervents arrêter toute circulation dans la rue pour procéder à des prières de groupes à l'encontre des droits du reste de la population avoisinante, que ces immigrants vont se rendre sympathiques à la population qui les reçoit.
Au contraire, par toutes leurs demandes insistantes soit de prières publiques, de coutumes alimentaires ou vestimentaires, certains immigrés se rendent impopulaires à la majorité des Québécois.
Par ailleurs, quand je lis dans l'article en question que le gouvernement actuellement au pouvoir «étouffe le débat autour de la laïcité», je suis parfaitement d'accord qu'à l'intérieur de la charte actuelle des droits et libertés notre gouvernement provincial devrait légiférer sur la laïcité.
De plus, nos législateurs fédéraux devraient élucider les grands et valeureux principes de la Charte des droits et libertés pour que la religion se pratique privément, légitimement mais exclusivement dans les lieux de culte, les domiciles et les édifices confessionnels afin de rendre réalisable la paix sociale tant souhaitée.
Jean-Louis Boivin
Trois-Rivières