Dans 15 ou 20 ans, le nombre de musulmans au Québec pourrait, croit-on, atteindre le million. Déjà, leur présence est bien visible, avec quelque 70 mosquées, dont 53 dans la grande région de Montréal, comme celle-ci à Montréal-Nord. Ils ont aussi leurs écoles, leurs médias, leurs organisations. Pour l'auteur de cette lettre, cette «force du nombre» fait partie de la «stratégie islamiste».

Le Québec serait-il au carrefour de son destin?

Notez que je parle ici des islamistes et que je ne mets pas tous les réfugiés et tous les immigrants musulmans dans le même panier.
Bon nombre de ressortissants originaires du Moyen-Orient, du Maghreb ont été depuis les années 60 et sont encore des apports très positifs pour la société québécoise. Pensons au grand nombre d'enseignants, d'hommes et femmes d'affaires, de médecins, de juristes, d'ingénieurs, etc.
Ce que les Québécois voient dans le voile islamique n'est en fait que la pointe de l'iceberg. À l'évidence, selon leur plan, déjà expérimenté en France par exemple, les islamistes n'imposeront pas seulement le voile, mais tout un code de vie basé stratégiquement sur trois pôles.
Créer la séparation. La stratégie islamiste consiste en premier lieu à ne pas entretenir de relations amicales avec les infidèles. Ils vont donc créer des barrières en différenciant les croyants musulmans des infidèles qui pratiquent d'autres religions ou qui ne pratiquent pas. Ainsi le voile est un moyen d'établir cette distance. 
Par la suite, la population de souche s'étant habituée au voile, elle devra se faire au port du niqab dans les lieux publics: autre mesure ségrégationniste.
Une fois cet accommodement dit religieux toléré, on en réclame d'autres: l'abolition de la mixité dans les salles de gymnastique, dans les piscines, dans les cliniques médicales, de manipuler de la viande de porc, l'ajout de fêtes musulmanes au calendrier public, et ainsi de suite.
C'est la séparation à petites doses jusqu'à ce que la population s'habitue et accepte la différence. Toutes ces exigences, tout en créant des barrières avec la population locale, contribuent à accorder à la communauté musulmane un statut spécial. 
La force du nombre. Bientôt, l'identité musulmane s'affirme de plus en plus au fur et à mesure que les musulmans gagnent de l'importance démographique grâce à des vagues d'immigration et à une natalité galopante. Les imams prêchent quatre enfants par famille!
C'est la recherche et l'obtention du pouvoir par le nombre. Depuis le début des années 2000, leur nombre a commencé à augmenter de façon exponentielle. Il a plus que quadruplé.
Dans 15 ou 20 ans, ces deux facteurs conjugués, natalité et immigration, les 300 000 musulmans du Québec (dont 7 % sont estimés être des intégristes), dépasseront, croit-on, le million. Ils quadrupleront à nouveau dans 15 ou 20 ans.
Pendant ce temps, leurs mosquées, actuellement au nombre de 70 dont 53 se trouvent dans la région de Montréal, leurs écoles, leurs médias, en somme leurs organisations, se multiplient. On assistera alors à l'apparition de «ghettos», ou zones réservées aux seuls musulmans.
Conquérir l'autre. Cependant avec l'atteinte de la force du nombre commence le Djihad (combat), soit le durcissement et l'intimidation. Les islamistes vont régner dans leur espace musulman de façon à imposer la Charia (les lois islamiques) dans leur communauté.
Restée longtemps souterraine, dès lors, la confrontation entre la culture québécoise et la culture islamiste se montrera au grand jour. Car le Djihad vise à effriter peu à peu la culture du pays d'accueil jusqu'à gain de cause, soit la conquête de l'Autre, et l'Islam va s'étendre puisque la volonté de faire de nouveaux adeptes est un trait de l'Islam. Récemment, ce prosélytisme ardent était d'ailleurs l'objet de la conférence à l'Université Concordia qui fut annulée à cause d'un appel à la bombe. 
Tous les Québécois doivent aujourd'hui en prendre conscience et être prêts à se protéger contre ce cheval de Troie, pour ne pas avoir un jour, à défendre leur identité sur leur propre territoire. Le Québec par son accueil, son ouverture et par sa faible démographie est plus vulnérable que tout autre pays de l'Occident, donc une proie facile à conquérir.
Les islamistes ont beau jeu, car ils profitent du multiculturalisme et du manque de législation. Puisqu'il n'y a pas eu de Charte de laïcité, ni de loi votée par le Parlement, on pourrait vivre l'effritement de la culture et de l'identité québécoises. Cette destruction graduelle est quasi irréversible, les islamistes ayant progressivement acquis des droits. Il aurait fallu réagir il y a dix ou quinze ans.
Voilà, en résumé, la stratégie de conquête de l'Islam radical. Et le tout a commencé par un petit carré de tissu. Comment les musulmans islamistes qui viennent vivre au Québec tout en voulant imposer leur culture et coutume, peuvent-ils alors s'intégrer à la société d'accueil du pays qu'ils habitent? C'est une utopie. 
Roger Greiss
Shawinigan