Selon des données puisées sur le site Web public de l'UQTR en date du 17 janvier 2017, la présence des femmes dans les différents groupes d'employés de l'UQTR est prédominante.

Le «parc jurassique» de l'UQTR!

«Savoir. Surprendre.» Voilà la devise de l'Université du Québec à Trois-Rivières. «Savoir», je n'en suis pas certain... et «Surprendre», ça j'en ai maintenant la certitude!
Récemment, je consultais le site Web de l'Université, notamment la rubrique qui présente les appels de candidatures; j'avais alors l'impression de lire des offres d'emploi des années 70!
En titre des concours figure la mention: «contrat offert aux hommes et aux femmes». À qui d'autre qu'à l'espèce humaine l'Université pourrait-elle offrir des contrats? Prévoit-on l'embauche d'extraterrestres, de créatures surnaturelles, de rats de bibliothèque ou d'anges gardiens peut-être?
Pourtant, l'Office québécois de la langue française précise que «la rédaction épicène ne saurait s'accommoder du recours à une note explicative placée en début de texte [...] ce moyen n'est pas acceptable puisqu'il ne compense pas l'absence du titre au féminin».
Ce type de note n'est donc plus de mise et est même déconseillé; la féminisation linguistique n'est-elle pas une réalité culturelle?
Je poursuis la lecture de l'appel de candidatures et soudainement ma conscience professionnelle est interpellée par la note de bas de page: «Nous souscrivons à un programme d'accès à l'égalité et nous encourageons les femmes, les minorités visibles, les minorités ethniques, les autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature».
Ce type de message constitue de la discrimination positive! Cette revalorisation de l'implication des groupes cités, correspond à un fonctionnement inverse de la discrimination classique en favorisant les groupes qui sont habituellement défavorisés. 
Ce n'est pas en «encourageant» ces groupes à présenter leur candidature que l'Université, en croyant ainsi abolir une inégalité de droit, va créer l'égalité. Comme le disait le président américain Johnson, lors d'un discours prononcé en 1965: «Vous ne pouvez pas prendre une personne qui, pendant des années, a été clopinant dans les chaînes, pour la libérer, la mettre sur la ligne de départ d'une course et lui dire: vous êtes libre d'entrer en compétition avec tous les autres».
Ne serait-il pas alors approprié d'exprimer simplement notre souscription institutionnelle au programme d'accès à l'égalité? Le «masculin générique» n'étant plus de mise et ne convenant plus, pourquoi ne pas «avoir bon genre» et utiliser une formulation neutre qui ferait place à la forme féminine? 
Préoccupé donc, par cette mention visant à rétablir ou maintenir l'équilibre entre les divers groupes sociaux, je me suis posé la question sur «l'équilibre homme-femme chez le personnel de l'UQTR». Que révélerait la «photo de famille», des ressources humaines de l'Université, au sujet de la mixité des employés?
J'ai rapidement réalisé que la mention «d'encouragement» envers certains groupes sociaux n'aurait plus besoin d'être exprimée sur nos annonces de concours; l'expression «Bye bye! Mon cowboy!» serait plus réaliste et correspondrait davantage à la réalité! Les anthropologues doivent hurler à la parthénogénèse exponentielle... serait-ce l'extinction du chromosome «Y»?
En effet, si la tendance se maintient, à ne recruter que du personnel féminin, nous assisterons d'ici peu de temps à un certain déséquilibre institutionnel; la question de l'égalité homme-femme sera alors bien davantage qu'une question révolue: seule, la femme occupera toute la place! Aussi, il me semble suspect que beaucoup plus d'hommes que de femmes occupent des postes aux échelons supérieurs de l'administration.
La direction des ressources humaines de l'UQTR semble gérée par des «Michel le magicien»; on fait disparaître les employés masculins sauf, étrangement, pour les postes cadres qui sont occupés par une majorité d'hommes. Et, afin d'éviter des accusations de sexisme ou de discrimination, on invoque une «formule magique» qui se résume à: «votre candidature n'a pas été retenue car une autre candidature correspondait davantage au profil de compétence recherché.».
Titanic! Vous coulez le bateau Monsieur le directeur des ressources humaines! Un coup de barre ne s'imposerait-il pas? À moins que vous ne songiez déjà à quitter le navire? 
Vous, l'auteur de la «Politique visant à prévenir et enrayer toute forme de harcèlement, de discrimination et d'incivilité à l'UQTR», me semblez cordonnier mal chaussé! La «poudre de perlimpinpin» de votre «profil de compétence» me semble avoir atteint sa date de péremption!
Jean Paquette
Ex-coordonnateur STI-UQTR
Trois-Rivières