Le Nouvelliste, ciment de notre appartenance au territoire

OPINIONS / L’auteur, Donald Martel, est député de Nicolet-Bécancour à l’Assemblée nationale.

Au fil des ans, Le Nouvelliste ne nous a pas seulement rapporté la nouvelle. En parlant avec constance et pertinence de ce qui se passe chez nous et des gens de chez nous, il a contribué à faire en sorte que les citoyens s’identifient à leur coin de pays. Le fait que nous nous sentions intimement liés au sort de notre région et la réalité même de ce sentiment d’appartenance dépendent dans une large mesure de la présence de notre journal. S’il n’y avait pas eu Le Nouvelliste, s’il n’y avait pas eu ce quotidien entièrement consacré à être le témoin de notre vie collective régionale, autant en Mauricie que dans Nicolet-Bécancour, ce sentiment d’appartenance n’aurait pas la même force que celle qu’on connaît aujourd’hui. Peut-être même n’existerait-il pas.

Or, quand les citoyens ont la conviction d’appartenir à une collectivité ou à un territoire, cela leur donne la motivation d’agir pour assurer sa vitalité et son bien-être. Il en découle une fierté partagée avec les autres et qui pousse la collectivité à vouloir que les choses aillent bien. Voilà ce qui est en jeu ici.

Il serait absolument impensable que notre quotidien ne soit plus là pour nous donner les bonnes et les mauvaises nouvelles de nos quartiers, villes et villages, pour nous parler de ce qui s’y est passé la veille ou la fin de semaine dernière, pour nous transmettre l’opinion de ses éditorialistes sur les sujets qui nous préoccupent, pour célébrer nos têtes d’affiche, complimenter et critiquer nos politiciens, rapporter les exploits et les défaites de nos athlètes, rendre hommage à nos artistes, faire connaître nos bénévoles, saluer nos entrepreneurs, reconnaître la contribution de nos aînés, miser sur nos jeunes, étaler les enjeux et les problèmes qui nous préoccupent en santé, en éducation, en économie et ainsi de suite.

Je ne doute nullement que la majorité de la population appuie notre journal. Mais il est maintenant temps d’en faire plus, gouvernements, annonceurs, citoyens et groupes de pression pour assurer la vitalité présente et future de notre quotidien.