Robert Gauthier, maire de Saint-Élie-de-Caxton.

Le maire Gauthier manque à son devoir

Les auteurs, Gilbert Guérin et Normand Longpré, sont des citoyens impliqués bénévolement dans la rédaction du Plan de sécurité civile adoptée par la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton en septembre 2014.

Dans la foulée de la tempête qui s’est abattue sur notre région la semaine dernière, Le Nouvelliste rapportait lundi les propos de Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile qui soulignait qu’«il ne faut jamais sous-estimer l’utilité d’ouvrir des centres d’accueil, ce n’est jamais perdu. Il y a des gens qui sont venus deux ou trois jours après que les pannes aient commencé, pour se réchauffer».

Il nous apparaît important de revenir sur la façon dont la crise a été vécue et gérée à Saint-Élie-de-Caxton.

La Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton n’a pas activé son Plan de sécurité civile qui a pourtant été adopté officiellement par résolution du conseil municipal le 8 septembre 2014. Le Centre communautaire n’a pas été ouvert pour aider les sinistrés, alors que celui-ci n’a été en panne qu’une seule journée et qu’il aurait été tout à fait possible pour la municipalité d’accueillir ses citoyens sinistrés pendant les jours qui ont suivi, du 28 novembre au 1er décembre, comme cela a été fait dans des municipalités avoisinantes. Rappelons que jusqu’à samedi dernier certains citoyens étaient toujours sans électricité.

Est-il nécessaire de rappeler que deux citoyens de Shawinigan ont tristement perdu la vie, intoxiqués, en tentant de se tenir au chaud dans les premières heures de la panne? On ne lésine pas avec la sécurité des gens. À notre connaissance, la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton n’a même pas publié un communiqué de presse durant la crise et le maire a refusé de répondre aux questions d’une journaliste sur les ondes de la radio publique jeudi matin pour faire le point sur la situation, empêtré qu’il était dans une crise de gestion interne.

Nous invitons le maire Gauthier à un sérieux examen de conscience et à se demander s’il a l’autorité morale et les compétences pour continuer à présider à la destinée de ses citoyens.