Le lieu de l'attentat d'Ouagadougou, au Burkina Faso, où six résidents de la région de Québec ont perdu la vie.

Le langage des bombes

À la suite de la tuerie du Burkina Faso, il y a de nombreux appels à Justin Trudeau pour répondre par la voie des bombes. Mais combien de bombes internationales sur la Syrie auraient pu éviter cette tuerie?
Les bombes américaines ont-elles évité la tuerie du Bataclan? Les bombes françaises par la suite ont-elles diminué les pertes au Burkina Faso?
L'autre question, c'est est-ce que les bombes ne touchent que des terroristes tout en évitant les pertes civiles? Le Canada doit-il réagir à la demande des familles qui crient vengeance pour aller créer autant sinon plus de pertes civiles dans un des pays touchés par la folie islamiste? Les guerres en Irak et en Afghanistan sont des preuves évidentes que le langage des bombes n'est pas un remède efficace à des situations complexes. Au mieux, on déplace le problème.
En question finale, si notre pays était infesté de la vermine terroriste, aimerions-nous ça que des pays étrangers le ravagent par une pluie de bombes sur nos têtes?
Jeannot Vachon 
Québec