Le futur des clochers

En réaction à la lettre de Gérard Marier intitulée «Croyants et athées, même clocher», publiée dans notre édition du 3 décembre.

Un commentaire, à la suite de l’article de M. Gérard Marier, ce prêtre de Victoriaville qui veut donner la parole aux clochers des églises vides.

La laïcité dont s’est dotée notre société ne constitue pas un coup de balai sur nos valeurs. Elle ne fait que donner une juste place à chaque chose, à chaque principe, à chaque croyance. Les temples religieux chez nous ne font plus partie de l’intérêt de la majorité et ces fastes bâtisses érigées à la gloire de Dieu ferment tour à tour. Plusieurs dizaines au Québec sont temporairement transformées pour usages divers et contrairement à l’énoncé du prêtre susmentionné, ça n’a rien d’une profanation. De toute façon, la très grande majorité des églises ne feront plus partie du décor dans un demi-siècle.

Le pasteur de Victoriaville récidive dans sa contemplation religieuse et cette fois, il s’accroche en désespoir de cause aux clochers des églises. Il veut leur attribuer une vocation future qui n’aurait de durée que le temps où les édifices de la piété résisteront au pic des démolisseurs. Gérard Marier voudrait que les clochers demeurent en place pour guider tant les croyants que les athées vers une quelconque survie spirituelle.

Ce pasteur ne semble pas réaliser que la mince possibilité de sauvegarder les clochers se traduirait par des coûts importants. Déboursés que les citoyens, n’étant plus des adeptes de la prière, ne voudraient plus défrayer.

Il faut être réaliste, les églises vont majoritairement disparaître, incluant forcément les clochers. Il serait difficile de les accrocher aux nuages. Donc, les adeptes de la foi que je respecte, seront quand même bientôt minoritaires et les non-croyants dont je suis n’ont que faire des longues pointes qui trônent sur les bâtisses catholiques et surplombent le décor environnant. Les temples trop grands et trop beaux ont été érigés à coûts exagérés, parce que le clergé avait vendu l’idée que l’orgueil était une vertu.

Roger Matteau

Shawinigan

Le feu de 1908

Le 8 décembre nous avons assisté à une conférence au manoir Boucher-De Niverville sur l’incendie de 1908 qui a détruit entièrement le centre-ville de Trois-Rivieres. L’historien François Roy a relaté dans les détails et de façon très documentée cet événement: du début de l’incendie jusqu’à la reconstruction du centre-ville. Ce fut très apprécié de toutes les personnes présentes. Félicitations!

Gilles Turgeon

Trois-Rivières