Sophie Grégoire Trudeau

Le faux pas de Sophie Grégoire Trudeau

Elle est belle, jeune, enjouée, ambitieuse et elle se nomme Sophie Grégoire ou Sophie Grégoire Trudeau, elle n'est pas encore fixée.
Lors de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, elle en a déçu plusieurs par ses propos jugés sans contexte. Ce qu'elle a écrit aurait tenu la route tous les autres jours de l'année sauf celui-là. 
Le moment, il faut le dire, était inopportun.
Sa photo prise auprès de Justin Trudeau en tant que couple était charmante, mais aurait dû être exposée à la Saint-Valentin plutôt qu'à la Journée unique des femmes. 
Visiblement, elle n'a pas beaucoup de vécu et ne connaît peut-être pas toutes les luttes que les femmes ont menées ou traversées depuis plusieurs décennies. Ou si elle les connaît, c'est seulement au point de vue historique, on ne peut la blâmer sous cet aspect.
Il y avait tellement d'autres sujets qu'elle aurait pu aborder tels que la violence faite aux femmes, le manque de respect dans différents milieux, la pauvreté chez les femmes monoparentales, l'équité salariale, etc. 
Par le passé, les femmes qui ont lutté accomplissaient seules leurs tâches sans demander d'être soutenues par des hommes ou si peu.
Son attitude a fâché plusieurs femmes. Par contre, d'autres ont été plus tolérantes en faisant référence à son manque d'expérience, à sa candeur, ou encore au fait qu'elle cherche comment jouer adéquatement son rôle de «première dame» du Canada. 
Sa spontanéité est charmante, mais elle devrait, si elle ne l'est pas, être entourée d'une secrétaire ou de conseillères d'expérience qui pourraient la guider sans aller à l'encontre de ses opinions. 
Nous sommes encore loin d'une Jackie Kennedy ou d'une Michelle Obama, mais cela viendra avec le temps.
Jocelyne Bruneau
Trois-Rivières