Le deuxième côté de la médaille

L’auteure, Valérie Renaud-Martin, est conseillère du district des Carrefours à Trois-Rivières.

Le lundi 16 juillet dernier, nous avons eu une importante rencontre pour discuter des orientations du plan triennal d’immobilisations, devenu le plan quinquennal d’immobilisations, faisant état des investissements importants qui devront être réalisés dans les prochaines années, influençant du même coup la dette de notre ville.

Je trouve très dommage de lire et d’entendre les commentaires négatifs à ce sujet. Rappelez-vous qu’il y a toujours deux côtés à une médaille. Je comprends que ça puisse être agaçant de devoir reporter des journées de vacances pour certaines personnes. Mais il était dans notre intérêt et dans celui de notre ville de tenir cette rencontre pour orienter les décisions qui vont se prendre pour les prochaines années. Si les assemblées publiques font une pause durant l’été, notre ville, elle, continue de tourner. Nous nous devons de faire équipe pour la faire avancer, et non pas de nous lier les uns contre les autres.

Pourquoi reprocher les nouvelles façons de faire, alors que c’est précisément ce que l’on souhaitait? Certains conseillers ont demandé à revoir le processus décisionnel et l’échéancier relatifs à la préparation du PTI, demande qui a été considérée par les directions.

Cependant, cette nouvelle façon de faire les choses impliquait que le travail soit amorcé plus tôt et que le conseil se réunisse pour être en mesure de donner les orientations, décider des priorités et choisir dans la liste des projets présentés lesquels seraient conservés, en tenant compte de notre capacité de réalisation. La tenue d’une rencontre avant la fin juillet était donc nécessaire pour commencer l’exercice afin que nos différents services puissent travailler sur le plan d’immobilisations au cours de l’été dans le but d’arriver avec une ébauche préliminaire reflétant les orientations quelque part en septembre.

C’est d’ailleurs l’échéancier qui nous a été spécifié par notre direction du génie. Et c’est précisément pour ne pas être pressé dans le temps que la rencontre s’est tenue si tôt dans l’année. Est-ce que ça se faisait comme ça auparavant? Bien sûr que non. Nouvelle façon de faire implique forcément de ne pas faire comme les années précédentes, cela va de soi. Alors pourquoi y voir de la mauvaise foi?

Pour ma part, je peux affirmer que cette rencontre fut très positive et qu’elle était loin d’être inutile. Tous les gens présents ont participé et ont collaboré au même objectif. Ce fut un exercice très constructif et je crois que nous devrions nous en réjouir plutôt que d’essayer d’y trouver des failles et du négatif. Il nous a permis d’avancer, et ça, c’est l’essentiel. Un petit pas en avant demeure un pas de plus, et c’est toujours mieux que de reculer ou de rester sur place.