Un peu comme l'usine Aleris, l'église Sainte-Marie-Madeleine est devenue un symbole du déclin de ce qu'on appelle familièrement le «bas du Cap».

Le début d'un grand changement? Pourquoi pas!

Premièrement sachez que je suis très heureux de toute la sensibilisation concernant le bas du Cap et nous voyons par vos commentaires que plusieurs citoyennes, citoyens, conseillers et conseillères en poste, candidats et gens d'affaires, que cette situation est devenue une priorité. Comme vous tous j'ai notre secteur à coeur.
Il est évident que les commerces surtout les plus gros s'adaptent aux nouvelles habitudes des consommateurs et optent souvent pour les secteurs près des autoroutes et où il y a un fort achalandage. Les précieux commerces locaux qui sont encore en opération sont les commerces de proximité et de services aux citoyens pour la plupart. Sans oublier une certaine demande pour des logements depuis quelque temps.
Depuis trois semaines, il y a de nombreuses propositions sur les actions à prendre pour améliorer le bas du Cap. J'espère seulement que certaines personnes qu'on voit plus souvent depuis trois semaines ne le font pas par opportunisme seulement. Je vais laisser les citoyennes et citoyens se faire une opinion sur cette soudaine effervescence. 
Ceci étant dit, il faut reconnaître qu'il s'est fait quand même de belles réalisations dans notre secteur. Il est important de souligner le travail et l'implication exceptionnelle des organismes du milieu qui sont très proactifs dans le secteur et des citoyens bénévoles dans ces réalisations.
Il ne faut pas oublier également qu'il y a des commerces qui se sont adaptés aux réalités du secteur et que nous avons la chance d'avoir un site exceptionnel en l'occurrence le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap où il y a un grand potentiel pour développer et réaliser des évènements rassembleurs pour la population.
Mais pour l'instant, ce qui préoccupe les citoyennes et citoyens c'est d'autres commerces qui ont fermé leurs portes, les ruines de l'église Sainte-Madeleine et d'Aléris sont encore là et les rues principales comme par exemple Sainte-Madeleine et Saint-Laurent se démarquent par leurs nombreuses bâtisses vides.
N'oublions pas que la population est vieillissante et il faut prendre soin de nos aînés. Juste s'assurer que ces gens aient accès à des lieux en toute sécurité est primordial. Il faut que nos trottoirs, nos rues et nos parcs soient aménagés de manière sécuritaire, favorisant un accès attrayant.
La redynamisation du bas du Cap c'est une mission que l'on doit accomplir ensemble en tenant compte des réalités d'aujourd'hui et de la volonté de tous les citoyennes et citoyens ainsi que des principaux intervenants du milieu. Pourquoi pas plusieurs activités sur les artères principales afin de dynamiser le quartier et faire connaître nos commerçants locaux? 
Se doter d'un créneau pour le secteur est vraiment essentiel. Le bas du Cap c'est historique, c'est des commerces locaux et de proximité, des entreprises de services aux citoyens et d'économie sociale.
En terminant, un comité formé de gens dynamiques a eu cette merveilleuse initiative de faire un clin d'oeil aux citoyennes et citoyens de la population en soulignant le 25e anniversaire du Festival des amuseurs publics. Le 29 juillet s'annonce une journée très prometteuse au parc des Chenaux. Venez en grand nombre car la suite pourrait être intéressante.
Gaétan Laperrière
Candidat dans le district de la Madeleine