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Le couvre-feu a aussi ses bienfaits

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Je sais fort bien que le couvre-feu imposé par le gouvernement Legault pour freiner la propagation de la COVID-19 au Québec comporte son lot d’inconvénients. 

Je pense à notre économie qui est touchée de plein fouet. Je pense ainsi donc aux commerces dits non essentiels, je pense aussi aux hôtels, aux taxis, etc.

Mais j’ose ici user d’un ton positif en lien avec la mise en vigueur d’un couvre-feu comme celui que nous vivons de 20 h à 5 h du matin chaque jour. J’ose donc en évoquer les bienfaits. Alors, entre autres, voilà moins de bruits, moins de dépenses, moins de criminalité dans nos villes, moins de déplacements dans nos véhicules. Ce faisant, moins de pollution est engendrée.

Quand la circulation automobile cesse dans toutes nos villes, ne serait-ce qu’une dizaine d’heures par jour, même si cela se produit que le soir et la nuit, c’est les poumons du Québec qui s’en portent mieux. Dans une ville comme Montréal, de 2 millions d’habitants, cela a un impact salutaire indéniable et somme toute déjà vérifiable depuis le début du couvre-feu. Le fait qu’il y ait moins de déplacements dans nos véhicules engendre aussi moins d’accidents.

Je ne veux pas me faire prophète de malheur, mais j’ai bien l’impression que dans un futur pas si lointain, nous aurons de plus en plus recours à des couvre-feux pour freiner, entre autres, la pollution atmosphérique dans nos grandes villes ici comme ailleurs dans le monde. Et que dire de possibles autres pandémies qui pourraient encore venir chambarder nos vies.

Lundi dernier, le 11 janvier, je suis sorti quelques minutes à 20 h 30 sur la cour privée arrière de mon logement. J’ai pris le pouls du couvre-feu en quelque sorte. Et vous dire le bonheur que j’ai éprouvé à écouter la clameur presque silencieuse de ma ville, cela n’a pas de prix. C’est aussi ça l’effet engendré par un couvre-feu imposé.

Yvan Giguère
Saguenay