Le carrefour des lecteurs

Savoir de quoi on parle
En réaction à la lettre de Réjean Martin intitulée «L'anarchiste des itinérants», publiée dans notre édition du 16 mars dernier.
Je suis bien peinée de voir qu'il existe encore tant d'ignorance au sujet du terme «anarchie». 
Avant d'avancer de telles inepties, M. Réjean Martin aurait dû s'informer davantage au lieu de nous «garrocher» d'inutiles citations cinématographiques.
Mais puisqu'on est dans ce registre, voici quelques citations qui, je l'espère, parviendront à remettre les pendules à l'heure:
«Plus le pouvoir de l'État et de la bureaucratie augmente, plus l'affirmation de l'anarchie est nécessaire, seule et dernière défense de l'individu, c'est-à-dire de l'homme», disait l'historien, sociologue et théologien français Jacques Ellul. 
Contrairement à la signification que lui prête M. Martin, voici ce qu'on peut lire sur l'anarchie quand on se donne la peine de chercher un peu sur Wikipedia:
«Pour les anarchistes, l'anarchie est l'ordre social absolu, grâce notamment à la socialisation des moyens de production: contrairement à l'idée de possessions privées capitalisées, elle suggère celle de possessions individuelles ne garantissant aucun droit de propriété, notamment celle touchant l'accumulation de biens non utilisés. Cet ordre social s'appuie sur la liberté politique organisée autour de l'autogestion, du fédéralisme libertaire et de la démocratie directe. L'anarchie est donc organisée et structurée: c'est l'ordre moins le pouvoir.» 
On peut être d'accord ou pas, mais encore faut-il savoir de quoi l'on parle, et je suis convaincue que M. Adis Simidzija savait très bien de quoi il parlait.
Chantal Garceau
Trois-Rivières
Chapeau pour cette initiative!
Bravo aux élus de Trois-Rivières pour avoir lancé un programme d'aide financière pour l'achat de couches lavables. 
Il s'agit d'une mesure qui peut paraître banale, mais c'est l'accumulation de petits gestes comme celui-là qui peuvent finir par changer les choses et améliorer notre performance collective en matière environnementale.
Ce qu'il y a d'intéressant, ici, c'est qu'en plus d'être une mesure visant à réduire la quantité de déchets qui prennent le chemin du dépotoir, il s'agit d'un moyen intéressant d'inciter les jeunes familles à s'installer à Trois-Rivières.
On ne changera pas les façons de faire de tout le monde du jour au lendemain, mais au moins, l'alternative est là; elle existe. 
Il est possible d'utiliser des couches lavables et je peux vous dire que cette pratique n'a rien à voir avec les couches de coton de l'ancien temps!
Je souhaite que la Ville de Trois-Rivières mette de l'avant d'autres petits projets du genre. 
Pas nécessaire de toujours opter pour des gros projets coûteux!
Isabelle Gosselin
Trois-Rivières