Le carrefour des lecteurs

Le 24 juin, si on se disait qu'on s'aime!
Je constate qu'il y en a pour qui la fête nationale du Québec ne rime à rien ou sonne faux. 
Je vois que pour eux, cela semble dérisoire de célébrer la nation québécoise qui est devenue à leurs yeux une notion vide de sens, après la défaite du référendum de 1980, après Meech et après ce deuxième référendum perdu en 1995. Mais de si peu!
Que diriez-vous si nous cessions de dramatiser la nation québécoise, de la banaliser ou, pire, d'ironiser à son sujet? Que nous cessions de trop la politiser également?
Et de se laisser aller à célébrer le Québec tout simplement. De se laisser aller à un mouvement de fierté québécoise. D'être fiers de nos institutions, de nos réussites en affaires, de notre rayonnement culturel à l'échelle internationale. D'être fiers de notre langue bien entendu et de nos artistes qui lui font honneur en la chantant si bien. 
Que diriez-vous si le 24 juin on se disait simplement qu'on s'aime?
Yvan Giguère
Saguenay
Bénis seront les chars de course
Bien que la convergence soit à la mode, on n'arrive pas toujours, hélas, à la réaliser. On l'a vu échouer de façon un peu lamentable dernièrement entre le Parti québécois et Québec solidaire.
Mais pas chez nous! C'est ainsi que les organisations du Grand Prix de Trois-Rivières et du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap sont parvenus, apprend-on, à s'associer de façon miraculeuse.
En fait, si bien mariées seront ces organisations cette année, qu'il y aura, le 10 août prochain, bénédiction des bolides de course de l'événement sportif. Comme le coureur Alexandre Tagliani le dit dans un article du Nouvelliste de jeudi 8 juin, il faut «mettre toutes les chances de ton côté» la bénédiction, pourrait-on ajouter, étant une superstition qui s'ajoute au fait, par exemple, que sa grand-mère lui fournissait autrefois de l'eau bénite pour asperger sa voiture avant une compétition, comme il le confie candidement à l'habile journaliste Brigitte Trahan.
En fait, avant un rodéo à Saint-Tite, il y a la traditionnelle prière du cowboy et là, on vient d'apprendre que le Musée des religions du monde, à Nicolet, nous offre à partir de cet été l'exposition Amen nous la coupe démontrant, semble-t-il, que le hockey soit devenu, en nos contrées, une religion...
Pas seulement le hockey...
Réjean Martin
Trois-Rivières
Jean-François Blais: la fierté de Louiseville 
Le 11 juin dernier, j'ai eu la chance d'assister au spectacle d'envergure Inondés d'amour à l'Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières et je sais que je n'aurai jamais plus la chance de voir 60 personnes en scène. Et tout cela, je le dois à Jean-François Blais, un petit gars de Louiseville qui a du talent à revendre, ainsi qu'à son épouse Isabelle Viviers. 
Merci de nous faire profiter de vos talents! Pour ma part, j'ai bien connu Gaétan Blais, le père de Jean-François, avec qui j'ai fait du théâtre dans la troupe Les Compagnons de Saint-Antoine de Louiseville, troupe qui a existé durant 40 ans. 
Je vous dirai que Gaétan était rempli de talent. Je crois qu'il en a légué une partie à son fils. Malheureusement, Gaétan est décédé. Il aurait été tellement fier de son fils. 
Jean-François a aussi la chance d'avoir une mère exceptionnelle, Denyse Blais, qui a toujours fait sa marque à Louiseville et ailleurs. Je m'en voudrais d'oublier sa soeur unique, Johanne, qui se démarque du côté musical et qui d'ailleurs est professeure de musique. 
Vous venez de voir le portrait d'une famille extraordinaire, qui fait honneur à Louiseville. 
Une autre Louisevilloise dont nous sommes fiers: Francine Dufour Laurin, violoniste, dont le nom et la réputation ne sont plus à faire, ainsi que sa talentueuse fille Catherine Laurin, qui ont toutes deux fait partie du spectacle.
Merci à toutes ces belles personnes de talent qui nous ont fait passer de beaux moments, sans oublier que toi-même Jean-François tu étais sinistré. 
Nous vous aimons!
Lisette Leblanc Landry
Louiseville
Les théoriciens du complot
En réaction à la lettre de Roger Kemp intitulée «La vérité vient peut-être de Londres», publiée dans notre édition du 20 juin.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? C'est le principe de parcimonie devenu principe d'abondance!
Comment peut-on trouver une similitude entre un incendie dans une tour d'habitation de peu d'étages, alimenté par des morceaux de plastique, des meubles, etc. et un incendie dans un gratte-ciel, alimenté en un endroit bien délimité (colonnes de soutien) par le plein d'essence d'un avion de ligne? C'est suffisant pour affaiblir en peu de temps la structure d'un édifice, faisant dégringoler les étages l'un à la suite de l'autre.
Maurice Milot
Trois-Rivières