Le carrefour des lecteurs

Un diocèse sans prêtre!
Notre diocèse de Trois-Rivières compte 69 prêtres. Sur ces 69, exactement 39 sont des octogénaires vénérables, tandis que six ont moins de soixante ans. Sans jouer au prophète, on peut affirmer, compte tenu de la condition humaine, que d'ici dix ans, la race sacerdotale d'ici sera en voie d'extinction.
Comment affronter une décroissance aussi accélérée? D'une façon astucieuse: puisqu'il y a trop de paroisses pour si peu de prêtres, ne suffira-t-il pas de réduire au minimum le nombre des paroisses? Ainsi, en réduisant à une seule paroisse la ville de Trois-Rivières, au lieu de la douzaine dans les années 1990. Sans doute, nos vieilles paroisses ne disparaîtront pas par magie. En effet, avant de réaliser un tel remaniement, Mgr Bouchard a eu recours à un spécialiste en structure qui, depuis deux ans, étudie l'état de notre diocèse pour lui proposer un remodelage complet de l'espace pastoral de tout son diocèse. Pour donner une tonalité «spirituelle» à l'opération, on parle d'un «tournant missionnaire». En fait, pour le commun des mortels, dont je suis, il s'agit d'une restructuration de tout le réseau de nos paroisses. Cela s'imposait.
Mais reconnaissons que c'est, au fond, le manque de prêtres qui a déclenché un tel branle-bas.
Jean Panneton, prêtre
Trois-Rivières
Délits et sentiments
Nos élus sont-ils tombés sur la tête? 
Tant à Ottawa qu'à Québec, on essaie de faire un délit de l'islamophobie.
Je dois l'avouer: je suis islamophobe! Je suis aussi catholiphobe. Et judaïphobe. En somme, je suis religiophobe.
Depuis quand un sentiment serait-il un délit? 
Une phobie est une aversion très vive, une antipathie à l'égard de quelque chose. 
Nos élus veulent-ils contrôler nos pensées? Sommes-nous dans un retour dans le passé, un retour à 1984? 
Les religions et les sectes continuent leur petit bonhomme de chemin, semant la pagaille partout où elles se manifestent! 
Maurice Milot
Trois-Rivières