Un puits de gaz de schiste.

Le Carrefour des jeunes

Mathieu Lizotte et Sarah-Claude Hébert, deux stagiaires finissants en enseignement au secondaire, ont réalisé, avec les élèves de quatrième secondaire de l'école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets, un projet multidisciplinaire visant à sensibiliser les élèves à divers sujets entourant la justice. Pour s'y préparer, les élèves ont reçu la visite des députés Donald Martel et Louis Plamondon. Les huit meilleures lettres ont été retenues et seront publiées au cours de la semaine.
Émmy Trottier
Trop de risques pour notre région
L'environnement est un sujet très préoccupant pour toute la population mondiale. Malgré le fait que nous soyons de petites municipalités, cette cause nous est très importante.
Depuis plusieurs années, plusieurs municipalités ont joint le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec. Pourtant, le gouvernement insiste toujours pour instaurer de nombreux puits de gaz sur nos terres. Je profite donc de cette opportunité pour vous démontrer que même nous, les jeunes, sommes en désaccord avec cette idée.
En tant que parents, vous devez grandement souhaiter laisser en héritage une région saine et où il fait bon vivre. C'est pour cela que nous devons continuer la lutte contre ces puits de gaz naturel. Même si l'exploitation du schiste permettrait au Québec d'avoir une autosuffisance en gaz naturel, il y a trop de risques associés à cette exploitation.
En effet, la fracturation hydraulique pourrait engendrer d'importants dangers pour nos nappes phréatiques et notre eau potable. Le juriste Richard E. Langelier affirme même que plusieurs scientifiques ont démontré qu'il y a de réels dangers pour l'eau avec l'exploitation du schiste.
Par ailleurs, plusieurs affirment que le gaz naturel libère beaucoup de méthane durant le forage et après la fermeture des puits. Selon GIEC2, le méthane, qui compose 95 % du gaz de schiste, aurait un impact 87 fois plus important que le CO2 sur le réchauffement climatique sur une période de 20 ans. 
De plus, Questerre possède des droits sur une superficie totale d'un million d'acres dans les MRC de Bécancour et de Lotbinière. Par contre, Philippe Couillard avait déclaré, en novembre 2016, que l'exploitation du gaz de schiste n'était pas compatible avec leurs critères fondamentaux, soit l'acceptation sociale et la cohérence avec les efforts du Québec aux changements climatiques. Mais là est le problème... Le méthane est extrêmement nuisible pour le réchauffement climatique. 
En somme, l'exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent occasionnerait beaucoup trop de risques pour notre région. Nous voulons tous permettre aux générations futures de vivre dans un environnement comme nous l'avons toujours connu.
En plus de causer d'énormes enjeux pour nos eaux et terres, le gaz naturel va nuire à tous nos efforts pour empêcher le réchauffement climatique. De plus, avec l'exploitation, le gouvernement ne respecterait plus leurs critères fondamentaux. Je souhaite simplement vous avoir convaincu que le gaz de schiste est néfaste et qu'il ne devrait pas être autre chose qu'une solution de transition. 
Émmy Trottier
Sainte-Sophie-de-Lévrard 
Jessica Goupil
Des sentences trop courtes
Les agresseurs sexuels reçoivent, encore aujourd'hui, des sentences beaucoup trop mineures. Je trouvais important de vous démontrer la différence des impacts d'une agression sexuelle sur la victime et sur l'agresseur. Je vais aussi vous expliquer et vous démontrer pourquoi, à mon avis, les sentences pour les agressions sexuelles ne sont pas assez graves.
Je vais commencer par vous démontrer la différence des impacts sur la victime et sur l'agresseur. À la suite d'une agression sexuelle, la victime se révolte et va jusqu'à se culpabiliser elle-même. C'est frustrant de savoir qu'un geste impardonnable peut faire autant de dégâts, que ce soit dans les relations interpersonnelles, sociales et sexuelles. Il y a malheureusement aussi des impacts physiques et psychologiques.
L'agresseur n'a soit simplement rien, soit il doit faire une petite thérapie ou bien il doit purger quelques mois ou quelques années de prison. Je ne crois pas aux thérapies. Pour moi, ça ne vaut pas un sou.
Tu as commis une agression sexuelle, alors la seule chose que tu mérites, c'est la prison. Je vous donne un exemple: le diabète de type un est une maladie avec laquelle tu vis toute ta vie. Il n'y a pas de médicament miracle pour le guérir. Alors, n'allez pas croire qu'une thérapie va faire des miracles. Un agresseur sexuel le restera toute sa vie, peu importe ce qui se passera et ce qu'il vous fera croire. 
Je vais maintenant vous démontrer pourquoi les sentences des agresseurs sexuels ne sont pas assez considérées. Certaines personnes se demandent pourquoi certaines victimes ne veulent pas dénoncer leur agresseur. Mathilde Roy a publié dans L'Actualité en 2014 que 40 % des plaintes d'agressions sexuelles n'ont pas été retenues par la police. C'est énorme, mais ce n'est pas tout! Elle a aussi publié que seulement trois agressions sexuelles sur mille se soldent par une condamnation.
C'est vraiment frustrant et décevant! Avec ces informations, je ne sais pas si ça vaut la peine pour la victime de dénoncer. Pourquoi pensez-vous qu'il y a encore autant d'agressions sexuelles? À votre place je ne me poserais même pas la question. C'est simplement dû au fait que les sentences des agresseurs sexuels ne sont pas assez majeures. 
Je vous ai démontré la différence des impacts sur la victime et sur l'agresseur, mais aussi pourquoi, pour moi, les sentences des agressions sexuelles ne sont pas assez graves. Je suis contre les sentences trop peu difficiles des agresseurs sexuels. On apprend à nos filles comment faire pour ne pas se faire agresser, mais apprenons plutôt à nos fils à ne pas agresser.
Jessica Goupil
Manseau