Un enfant reçoit des traitements après une attaque chimique dans le fief rebelle et jihadiste de Khan Cheikoun, mardi, dans le nord-ouest de la Syrie.

Le carrefour des jeunes

Mathieu Lizotte et Sarah-Claude Hébert, deux stagiaires finissants en enseignement au secondaire, ont réalisé, avec les élèves de quatrième secondaire de l'école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets, un projet multidisciplinaire visant à sensibiliser les élèves à divers sujets entourant la justice. Pour s'y préparer, les élèves ont reçu la visite des députés Donald Martel et Louis Plamondon. Les huit meilleures lettres ont été retenues et seront publiées au cours de la semaine.
Isabelle Habel Boutin
Personne ne choisit de vivre dans la guerre
La guerre est présente partout dans le monde. Elle met en péril la vie de nombreuses personnes innocentes qui veulent seulement être en sécurité. C'est le cas de nombreux Syriens en ce moment. Je suis d'avis que nous devons accueillir les réfugiés syriens. Je parlerai des conditions de vie pour les Syriens dans les camps de réfugiés et en Syrie et de l'intolérance que vivent les Syriens au Canada.
La vie n'est pas facile pour les Syriens dans les camps de réfugiés. La plupart des camps ont un manque d'installations sanitaires. Les gens vivent dans de petites cabanes faites de feuilles de métal ou dans des petites tentes. La nourriture n'est pas abondante et l'eau n'est pas toujours propre.
Pourquoi laisserions-nous des humains, comme vous et moi, vivre dans ces conditions? De plus, des milliers de Syriens sont toujours pris au piège dans des villes où les combats armés sont quotidiens.
Selon l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'enfance) et le HCR (Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés) deux millions de jeunes Syriens qui n'ont pas quitté le pays sont sans toit et sont souvent attaqués ou recrutés pour combattre dans les camps rebelles. Des jeunes qui auraient pu être accueillis au Canada. 
Deuxièmement, beaucoup de personnes, comme moi, voient la venue de réfugiés syriens comme un avantage pour le pays. Des gens qui vont faire rouler l'économie et qui participent au développement de la société.
Malheureusement, les gens ne sont pas tous aussi ouverts d'esprit. Des citoyens canadiens contre l'immigration syrienne manifestent et font signer des pétitions. Ils disent ne pas appartenir à un mouvement raciste, mais veulent empêcher une race en particulier de venir s'établir au pays.
Ils disent avoir peur que les Syriens commettent des actes violents, mais envoient eux-mêmes des menaces d'agressions contre ceux qui sont pour la venue des Syriens. La haine de ces manifestants n'est aucunement fondée. Je crois en la tolérance envers l'autre et non à la méchanceté. 
Pour conclure, nous ne devons pas laisser des familles vivre une guerre qu'aucune personne saine d'esprit ne voudrait vivre. Nous pouvons leur offrir un nouveau départ, loin des hostilités. Ce n'est pas correct de laisser des milliers de gens innocents dans leur pays, car nous avons peur d'une attaque terroriste.
Et puis, il ne faut pas laisser des gens à l'esprit fermé nous empêcher d'aider des gens dans le besoin. Souvenez-vous que nous sommes tous humains et que personne ne choisit de vivre dans la guerre. 
Isabelle Habel Boutin
Fortierville
Anne-Sophie Provencher
L'avortement, pour ou contre?
Il existe plusieurs moyens de contraception, par contre, ils ne sont pas tous efficaces à 100 %. Cela peut alors mener à une grossesse non désirée et par la suite, à l'avortement. Mon opinion par rapport à cela est positive. Est-ce que l'avortement est une solution? Pour quelles raisons devrions-nous avorter? Est-ce encore illégal dans certains pays?
Premièrement, est-ce que l'avortement est une solution? Oui, il peut l'être, mais il ne faut pas le considérer comme un moyen de contraception.
Par contre, certains moyens ne fonctionnent pas à 100 %. Il peut alors arriver qu'une femme tombe enceinte, mais qu'elle ne voulait pas d'un enfant, qu'elle ne puisse pas le garder ou qu'elle ait d'autres raisons personnelles qui l'empêchent de garder l'enfant. Dans ces cas, l'avortement est la solution la plus logique, mais pas pour autant la plus simple du côté émotionnel.
Deuxièmement, pour quelles raisons devrions-nous avorter? Il existe plusieurs raisons, dont certaines plus graves que d'autres. De mon point de vue, l'avortement devrait être légal si la grossesse met en grand danger la santé de la mère ou du bébé. Bien entendu, si la grossesse est la conséquence d'un viol, la mère ne devrait pas être obligée de garder cet enfant dont le père serait l'agresseur.
Elle pourrait alors être traumatisée plus qu'elle ne l'est déjà. Je conseille aussi aux femmes qui consomment pendant leur grossesse d'avorter. Ce serait préférable pour l'enfant, car consommer pendant une grossesse peut entrainer de mauvaises conditions de vie pour le bébé. Par exemple, des problèmes de santé. Bref, dans certains cas, l'avortement est le choix le plus logique.
Troisièmement, est-ce encore illégal dans certains pays? Assurément! Plusieurs pays comme le Chili et le Nicaragua interdisent totalement l'avortement sans exception. Cependant, pour d'autres, c'est légal seulement si la grossesse met la vie de la mère en danger, c'est le cas pour la Colombie et l'Irlande.
Pour l'Espagne, c'est permis avant 12 semaines en cas de viol, avant 22 semaines en cas de malformation et légal en tout temps quand la santé de la femme est en danger. Au Québec, l'avortement est légal dans tous les cas. Vous demandez, vous recevez. Selon moi, l'avortement devrait être légal dans tous les pays.
Finalement, je suis pour l'avortement dans certaines situations. Comme l'a si bien dit Julie Dubé dans son texte «L'avortement est-il un crime?»: «Aujourd'hui, en 2014, la femme doit avoir le droit de faire ce qui lui semble le plus logique pour sa vie.» 
Anne-Sophie Provencher
Gentilly