Le carrefour des jeunes

Mathieu Lizotte et Sarah-Claude Hébert, deux stagiaires finissants en enseignement au secondaire, ont réalisé, avec les élèves de quatrième secondaire de l'école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets, un projet multidisciplinaire visant à sensibiliser les élèves à divers sujets entourant la justice. Pour s'y préparer, les élèves ont reçu la visite des députés Donald Martel et Louis Plamondon. Les huit meilleures lettres ont été retenues et seront publiées au cours de la semaine.
Megan Bonneau
Un foetus, c'est vivant
De nos jours, plusieurs jeunes femmes et jeunes adolescentes tombent enceintes. Elles ne le veulent pas nécessairement. Plusieurs d'entre elles avortent. Je trouve cela inacceptable!  
Pour commencer, sachez qu'il est maintenant possible de subir un avortement sélectif. Cela consiste à choisir si nous voulons un petit garçon ou une petite fille. Par exemple, si la femme veut une fille, mais qu'elle est enceinte d'un garçon, elle met fin à sa grossesse. Je trouve cela choquant, puisque ce n'est pas à nous de décider du sexe de l'enfant. C'est une loi de la nature. Selon moi, une femme ne devrait jamais pouvoir choisir le sexe de son enfant.
Ensuite, l'avortement est légal depuis peu. En effet, de 1892 à 1969, cet acte est criminel. La femme ayant mis fin à sa grossesse peut aller en prison ainsi que le médecin qui s'est occupé de cet avortement. De 1969 à 1988, l'avortement est accepté pour des bonnes raisons. Par exemple, si le fait d'avoir un enfant met la vie de la femme en danger, elle peut se faire avorter sans être reconnue comme une criminelle. De 1988 à aujourd'hui, cet acte n'est plus un crime. Il est légal. Je crois que la loi en vigueur dans les années 70 et 80 était la plus sensée. Je déteste l'idée de tuer un futur petit être. Pour prouver qu'il y a trop d'avortements, Jean-Pierre Blais a dit à La Presse qu'il y a eu environ trois millions d'avortements depuis les années 80. C'est immense comme nombre! C'est exagéré! Nous devons faire quelque chose pour réduire le plus possible ce nombre.
Comme dernier argument, croyez-vous qu'avorter est un crime? Personnellement, je crois que oui. Éducaloi a dit qu'il n'y a aucune limite de temps pour avorter. On peut avorter à huit, douze ou même vingt-quatre semaines de grossesse. C'est illogique parce que Naître et grandir dit que les premiers battements de coeur du foetus se font à six semaines de grossesse. Pour moi, aussitôt que le coeur commence à battre cela veut dire que le foetus est vivant. Si une femme avorte à vingt-quatre semaines, le bébé est tout formé. Il a des doigts, des orteils, des bras et des jambes. Ses ongles poussent, ses cheveux aussi et son système immunitaire fabrique des globules blancs. Si le bébé naît à ce stade, il pourrait survivre. Si on considère tous ces éléments, cet avortement serait un meurtre.
Pour conclure, je dis non à l'avortement. Je vous rappelle qu'il y a des avortements sélectifs, qu'il y a eu environ trois millions d'avortements depuis les années 80 et qu'il n'y a pas de date limite pour avorter. 
Réfléchissez-y comme il faut avant de passer à l'acte et protégez-vous lorsque vous avez une relation sexuelle. Ne faites pas une gaffe que vous pourriez regretter longtemps.
Megan Bonneau
Sainte-Marie-de-Blandford
Krystel Pelletier
Mourir dans la dignité n'est pas un crime
Avez-vous entendu parler du débat entamé en 2009 et qui a marqué la vie de plusieurs personnes? En effet, on peut compter de nombreuses personnes qui ont voulu bénéficier de l'aide médicale à mourir. 
Un collectif d'environ 600 médecins refuse de pratiquer cette «euthanasie humaine». De mon côté, je crois que toutes les personnes qui veulent bénéficier de cette aide devraient y avoir accès, car ce n'est pas criminel de vouloir mourir avec tout son esprit et on doit respecter la vie des autres.
En premier lieu, l'instauration du projet de loi sur l'aide médicale à mourir a débuté en 2009 et est toujours en vigueur aujourd'hui. Certaines personnes sont contre cette idée, car ils croient que c'est une action criminelle et ils suggèrent les soins palliatifs aux personnes atteintes d'une maladie dégénérative. Je ne crois pas que cela puisse être une solution, car nos hôpitaux débordent déjà et il y a d'énormes listes d'attente. 
Alors, pourquoi faire attendre ceux qui désirent se départir de leur souffrance? 
Par la suite, je crois qu'on doit respecter la vie des autres. Chaque personne doit être libre de son corps et de son esprit et elle doit pouvoir décider de sa vie ou de sa mort. 
Chaque personne atteinte d'une maladie dégénérative devrait avoir le droit à une mort digne, donc pouvoir avoir le choix d'arrêter les soins visant à la maintenir en vie ou de repousser sa mort. Ainsi, si une personne se juge trop malade, elle devrait pouvoir décider par elle-même si elle met fin à ses jours.
L'aide médicale à mourir ne représente pas seulement la fin d'une vie, mais aussi, dans certains cas, c'est une libération de souffrances. Donc, chaque personne souffrante devrait être libre de faire ses propres choix.
Pour conclure, mourir dans la dignité n'est pas un crime, mais plutôt un choix personnel et nous devons respecter le choix de ces personnes. 
Alors, je souhaite à toutes ces personnes qui désirent bénéficier de cette aide qu'ils y aient accès, car personne ne mérite de souffrir.
Krystel Pelletier
Parisville