Laïcité inclusive égale paix sociale

En réaction aux lettres de Malik Hammadouche publiées dans nos éditions du 7 et du 14 février. 
Pour faire suite à votre lettre du 7 février intitulée «La source du drame», permettez-moi de réagir à vos propos. Tout d'abord, votre énumération des semeurs de division et de peur (M. Martineau, Mme Benhabib, les Jeannettes, le Journal de Montréal, etc.) qui surfent sur l'ignorance (moi, je dirais sur la connaissance) et alimentent la haine du musulman est très injuste, méprisante et gratuite.
Pensez aux milliers de personnes qui les lisent, les écoutent et sont en accord avec eux sans mépriser pour autant tous les musulmans, loin de là... Pourquoi vous sentir attaqué? Ce ne sont pas eux qui créent la division; ils dénoncent haut et fort l'islam radical qui tue sans crier gare et se répand comme une mauvaise herbe galopante même ici, en Occident.
Quand vous accusez leurs plumes et leurs propos responsables du drame de Québec; c'est grave et horrible comme jugement!
Notre identité québécoise n'est pas poison! Peu importe notre origine, nos croyances, notre race, notre couleur, elle devrait être source de fierté, de dignité et d'unité.
Hélas, ce n'est pas toujours le cas comme, par exemple, la voilée Dalila qui, à Tout le monde en parle, a qualifié le PQ de «xénophobe» c'est insultant pas à peu près. Je sais pour qui elle milite... informez-vous! Elle m'avait traitée d'ignorante à Hérouxville; et depuis ce temps, je m'instruis. Les deux autres - dont je n'ai pas retenu les noms mais plutôt leurs messages - étaient beaucoup plus rassembleuses et sympathiques.
Dans votre mea culpa du 14 février, vous parlez de la naissance d'une religion; que Dieu nous en garde! La laïcité, contrairement à ce que vous écrivez, n'est pas exclusive. Elle est neutre en matière religieuse donc inclusive.
Vous dites aussi que la religion n'est pas la source du mal; l'histoire nous montre qu'elle n'est pas toujours la source du bien non plus. Pensons à tous les attentats, aux croisades, aux décapitations de chrétiens, aux mariages de fillettes de 7, 8 ou 9 ans, aux viols de femmes sans défense au nom de Dieu ou d'Allah.
Si vous avez choisi d'être québécois et heureux de l'être, je ne comprends pas du tout vos messages dans lesquels je vous perçois ainsi que les bons musulmans pacifiques comme victimes.
Alors, que partager les belles valeurs communes à tous dans l'espace public et pratiquer les diktats de sa religion en privé (chez soi, à l'église, à la mosquée...), est l'unique solution pour vivre en paix, en liberté, dans le respect de chacun et ceci sans s'accuser et s'excuser...
Christiane Fortin
La Tuque