L’auteur de cette lettre constate que notre région s’affirme de plus en plus comme une destination pour les touristes.

La visite maintenant bien contente d’être invitée!

L’auteur, Dominic Fugère, est directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières.

«La grande différence que je remarque, c’est la fierté renouvelée des Trifluviens. Avant, ils se faisaient inviter ailleurs pour aller profiter des attraits et des événements. Là, ce sont eux qui invitent la visite au Cirque du Soleil, au Grand Prix, à DanseEncore ou au FestiVoix! Et la visite accepte les invitations!»

Cette réflexion, j’aurais aimé l’avoir. Vraiment. Elle vient plutôt de Steve Dubé, grand manitou de l’Amphithéâtre Cogeco et de la Corporation des événements de Trois-Rivières. Elle traduit néanmoins exactement comment je me sens par rapport au panorama des attraits et des événements de notre région en 2018.

En entamant ma septième année au sein de l’équipe du Grand Prix de Trois-Rivières, l’évidence à laquelle je me rends, c’est que notre région a «tourné le coin» comme on dit en langage de course. Nous avons vu la courbe, nous avons freiné, nous avons touché le point de corde et la sortie du virage est dans notre mire. Ne reste plus qu’à appuyer sur l’accélérateur!

Il serait facile de simplement énumérer ce que nous avons accompli au Grand Prix au cours des dernières années. Notamment avec l’expansion de notre événement sur deux week-ends, la venue du Championnat du monde FIA de rallycross et la consolidation de nos activités en NASCAR. Ce n’est pas un hasard si Louis-Philippe Dumoulin a remporté son deuxième titre en NASCAR Pinty’s grâce au boulot abattu à Yamachiche, dans la région, par son équipe Dumoulin Compétition.

Ça nous forcerait à passer sous silence la place qu’a prise l’Amphithéâtre Cogeco en moins de cinq ans avec, bien sûr, le Cirque du Soleil, mais aussi la venue triomphante de Notre-Dame-de-Paris où le Québec au complet s’est donné rendez-vous chez nous pour le retour de ce mythique spectacle. Ou encore les percées de tous les autres événements de la région.

La magie d’insister pour venir chez nous

Parce que la magie qui opère est celle-là: les gens d’ailleurs au Québec, au Canada, en Amérique et partout dans le monde ne veulent plus se contenter d’assister à des compétitions sportives, voir des spectacles musicaux ou découvrir d’autres pans de la culture comme la danse et la poésie. Ils veulent le faire CHEZ NOUS à Trois-Rivières, en Mauricie. Comme au GP3R, aux Aigles ou à la Classique internationale de canots pour le sport, au FestiVoix et à Trois-Rivières en Blues pour la musique et à Danse Encore ou au Festival International de poésie pour la culture plus nichée.

De la Saint-Jean-Baptiste jusqu’à la fête du Travail, Trois-Rivières donne des raisons à la visite de venir nous voir.

D’un simple passage obligé sur la 40 entre Montréal et Québec, notre région s’affirme de plus en plus comme destination. Oui, pour venir y passer une soirée animée sans se taper le trafic de l’île de Montréal, mais aussi pour y passer quelques jours et même y faire naître de nouvelles traditions.

Comme l’ont fait les Bakkerud Blue, ces douzaines de Norvégiens qui descendent chaque année pour encourager leur favori Andreas Bakkerud en Championnat du monde FIA de rallycross. Ou encore les officiels britanniques des séries de course qui nous visitent au GP3R et qui m’implorent chaque année de leur trouver des billets de dernière minute pour le Cirque du Soleil.

Non seulement avons-nous réussi à les convaincre de venir chez nous mais nous savons maintenant comment leur donner le goût de revenir parmi nous!

Les vraies vedettes: les Trifluviens

La visite est d’abord séduite par nos équipements comme l’amphithéâtre ou les circuits de course du GP3R, par les gros noms comme Jacques Villeneuve ou Francis Cabrel ou par des éléments de programmation comme l’AMA SuperMoto Cogeco ou Noël en Lumière au Sanctuaire, nos visiteurs reviennent ensuite car ils s’amourachent des vraies vedettes de nos événements: les Trifluviens.

Si une loyauté et une fidélité s’installent entre ces visiteurs et notre ville, c’est autant grâce au travail de nos 1200 bénévoles et à celui des 400 qui prêtent main-forte au FestiVoix, que celui des professionnels de l’hospitalité des restaurants et hôtels de la région. Mais il faut aussi souligner l’impact indéniable des sourires et de la joie de vivre des gens de chez nous comme argument final pour convaincre quiconque de venir et revenir année après année passer ses vacances dans le Cœur du Québec.

Collaboration et concertation: essentielles pour la région

L’esprit de collaboration et, surtout, de concertation qui anime depuis quelques années les artisans de nos attraits touristiques y est aussi pour beaucoup. Si chacune de nos activités a son identité et se bat dans un environnement compétitif pour être la meilleure dans son créneau, la volonté d’être «bon pour la région» prévaut.

Nous mettons nos forces en commun sans ménagement afin que Trois-Rivières et les Trifluviens soient les grands bénéficiaires de nos efforts. J’adore ma job. Mais peu de moments me rendent aussi fiers que d’échanger sur les stratégies de commandites avec Paul Gauthier de la Classique internationale de canots, de plancher sur notre rallye électrique e-Efficacité avec l’équipe de Mgr Pierre-Olivier Tremblay du Sanctuaire ou lorsque le GP3R brainstorme avec la Corporation des événements et Adrénaline Urbaine pour élaborer notre projet de rallycross hivernal où nous voulons dupliquer en hiver notre recette à succès de l’été!

Parce que de la Saint-Jean-Baptiste jusqu’à la fête du Travail, Trois-Rivières donne des raisons à la visite de venir nous voir. L’été est «ben paqueté», comme on dit, sans même faire allusion à la boisson!

Le défi maintenant est de mettre le pied sur l’accélérateur pendant les trois autres saisons. Question d’avoir, à l’avenir, de la visite à l’année!