À Saint-Paulin dans la région de la Mauricie, l’Église catholique va vendre pour 1 $ tout son édifice religieux à la Municipalité

La vente à 1 $ de l’église de Saint-Paulin

L’Église catholique du Québec n’a pas pouvoir de taxation auprès des citoyens afin d’assurer l’entretien de ses bâtisses ni même d’assurer un revenu de subsistance à ses prêtres et diacres. 

Que faire alors lorsque les dons et la pratique régulière de la religion n’arrivent plus à payer le minimum nécessaire?

Depuis très longtemps, les lois du pays ont soustrait de l’impôt foncier les religions et leurs bâtiments afin de leur permettre d’assumer leurs fonctions spirituelles auprès de leurs fidèles croyants; mais ça ne suffit plus: il faudrait que l’État fasse plus.

À Saint-Paulin dans la région de la Mauricie, l’Église catholique va vendre (comprendre donner pour la symbolique somme de 1 $) tout son édifice religieux (comprenant aussi le presbytère) à la Municipalité qui y voit là une occasion à ne pas rater!

Ainsi, l’église continuera de vivre en pratique spirituelle et en infrastructure architecturale aux frais de tous les citoyens de la municipalité, croyants ou non-croyants à cette religion catholique de Rome. Belle astuce financière n’est-ce pas?

La direction de la Municipalité a jugé qu’un simple brunch suffisait pour tâter le pouls de la population sur cette décision financière importante pour l’avenir; moins de 200 personnes auraient eu une réaction très positive sur le sujet, selon le président de la Fabrique. 

Ça m’a rappelé la ruse de la Fabrique de Yamachiche lorsqu’en 2004 elle avait fait une réunion après la messe du dimanche pour faire accepter aux paroissiens la vente du stationnement de l’église, son déneigement et permettre la construction de la Caisse Desjardins de Louiseville. Le tout avait été béni par l’évêque de Trois-Rivières, Martin Veillette.  

Je prie qu’il n’en soit pas ainsi pour toutes les églises et cathédrales catholiques de la province ni pour toutes les religions anciennes et nouvelles du Québec. La fin justifie-t-elle le moyen ? La pauvreté vient souvent de nos ambitions démesurées.

François Champoux

Trois-Rivières