Malik Hammadouche

La source de l'incompatibilité

En réaction à la lettre de Malik Hammadouche intitulée «La source du drame», publiée dans notre édition du 7 février.
Cette opinion se veut une réplique à M. Malik Hammadouche, réplique à une opinion que je qualifierais de diabolique.
«Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil à toi!»
Vous attaquez entre autres le travail de Richard Martineau, journaliste. Sachez que celui-ci rapporte des faits vécus, des abus faits par certains groupes incluant les musulmans (ce qui semble vous déplaire au plus haut point), mais aussi bien d'autres, tels que syndicats, fonctionnaires et même l'Église catholique.
Votre haine, monsieur, envers ceux qui défendent nos valeurs, moeurs et coutumes me semble être de l'intolérance idéologique. Il est de coutume ici dans notre pays de contester, de discuter d'opinions par le biais de journaux (ce que vous avez fait), chroniques, blogues ou simplement entre amis. 
Lors de l'assermentation d'un nouvel arrivant au Canada, celui-ci prête serment à s'adapter aux valeurs, moeurs et coutumes de son nouveau pays d'adoption. Beau discours, mais vite oublié semble-t-il, car peu à peu les racines profondes rejaillissent (disons la religion musulmane comme exemple), celles-ci redeviennent la priorité, l'élément vital dans son nouveau pays.
Alors on renie le serment, car ce sont les valeurs, les rituels, la philosophie de cette religion que l'on veut imposer, et on se sert de la charte des droits et libertés pour imposer à une majorité des modes de vie d'une minorité... accueillie.
En prenant comme exemple, supposons la religion musulmane (seulement comme exemple), religion opprimante envers la femme; comment peut-on se dire intégré à son nouveau pays, tout en refusant de reconnaître (à cause de sa religion) l'égalité homme-femme? Ceci va à l'encontre des valeurs du peuple québécois, et renie par le fait même, le serment fait par le nouvel arrivant.
Alors dans mon esprit, en refusant d'accepter nos valeurs, la personne musulmane devient par le fait même anti-Québécois. Vous devenez «semeurs de division et de peur» (ceci pour reprendre vos termes).
Puissions-nous, toutes et tous, vivre d'amour et nous alimenter de sagesse, et ce, dans le plus grand respect de nos valeurs, moeurs et coutumes.
Michel Bourgeois
Trois-Rivières