Le marché de l'emploi sera inévitablement touché. La création des emplois c'est bien beau, mais pour qui? Les robots? Et nous, qu'est-ce qui nous reste?

La robotisation a ses limites 

C'est bien beau la robotisation, mais comme nous parlions ensemble, collègues de la Belgo en 1981: «la machine ne remplacera jamais l'homme. Le robot ne paye pas de taxe, ni impôts. Quand il brise nous le remplaçons par un autre.»
J'ai bien hâte de voir un homme-robot en train de cultiver la terre sur son cheval-robot et de récolter des légumes numériques! À ce rythme-là, la robotisation entraînera des problèmes à bien des égards.
Le marché de l'emploi sera inévitablement touché. La création des emplois c'est bien beau, mais pour qui? Les robots? Et nous, qu'est-ce qui nous reste? 
Les gens vont se ramasser au mouroir comme dans les débuts des années 1900. Désuets et prêts à être jetés aux rebuts. Attendre que les médecins-robots viennent nous porter nos médicaments et que les robots-préposés aux bénéficiaires viennent nous porter notre manger mou!
Pensons-y bien avant de tout robotiser. S'il n'est pas déjà trop tard. 
Daniel Héroux
Shawinigan