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La reprise a besoin de places en CPE

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / Tranquillement la vie reprend son cours, après que la COVID-19 ait obligé plusieurs personnes à mettre leurs activités professionnelles sur pause.

Pour d’autres, cette période s’est transformée en jonglerie incessante entre la vie professionnelle et la vie familiale. Si certains comme moi trouvaient charmante l’apparition d’une petite tête bouclée dans l’écran lors de vidéoconférences, ces situations étaient source de stress pour les parents dans leur volonté de répondre aux besoins familiaux, tout en accomplissant leur travail dans le quotidien anxiogène de la pandémie.

S’il y a une chose qui fait consensus pendant cette pandémie, c’est que le télétravail est là pour rester. Mais le télétravail avec de jeunes enfants à la maison n’est pas viable à long terme. Il est trop difficile d’être en même temps parent/éducateur et professionnel aguerri et efficace. Les centres de la petite enfance demeureront un service essentiel pour les parents, qu’ils soient en télétravail ou non.

On le dit depuis de nombreuses années, il manque de places en CPE au Québec. Et c’est encore plus vrai depuis mars, puisque de nombreux services de garde en milieu familial ont fermé leurs portes lors de l’arrivée de la pandémie. Qui voudrait ouvrir grand la porte de sa résidence familiale au risque de propagation de la COVID-19? Le gouvernement doit être visionnaire et planifier un retour amélioré à la normale. Un retour à la normale où les parents travailleront de la maison, en bénéficiant d’un accès à un CPE à proximité de leur domicile. Pour les parents habitant dans les milliers de villages du Québec cela veut dire un CPE dans leur village ou le village voisin.

C’est justement ce qu’attendent des dizaines de parents de Saint-Élie-de-Caxton. Ils ont conçu un projet de CPE à dimension humaine. Un projet Nature qui fait une place significative au plein air et aux jeux extérieurs... quoi de mieux pour éviter les pandémies! Les parents de Saint-Élie-de-Caxton attendent que le gouvernement autorise la réalisation de ce projet essentiel pour la reprise de leurs activités professionnelles. Qu’attend le gouvernement pour autoriser ces places en CPE?.

Rappelons que depuis 2012, nous attendons que de nouvelles places en CPE soient offertes dans la MRC de Maskinongé. Depuis 2012, des projets pour augmenter l’offre de places en CPE sont analysés mais abandonnés, à l’exception de quelques places poupons que le CPE Gribouillis de Saint-Paulin développera sous peu. Initiative que nous saluons. Mais il faut faire plus.

Le projet de Saint-Élie-de-Caxton présente tous les critères pour se réaliser rapidement. La Municipalité a déjà offert un terrain (et même un plan B en cas de besoin); le CPE Pipandor est prêt à agir à titre de promoteur; et surtout le projet est soutenu par un groupe de parents qui ne lâcheront pas le morceau avant que le CPE ne voie le jour.

Simon Piotte
Charette