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La réalité est têtue

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / À la suite d’une lettre d’opinion que j’avais signée dans Le Nouvelliste du samedi 8 mai et intitulée «Un projet coûteux et inutile», deux personnes m’ont indirectement répondu également par lettres d’opinion le samedi suivant le 15 mai pour a) parler des gaz à effet de serre produits par les automobiles et b) classer le projet de passerelle sur la rivière Saint-Maurice au rang des infrastructures aussi acceptables que peut l’être, par exemple, le tramway de Québec.

Mais comme le disait Napoléon, la réalité est têtue. La réalité, c’est que les gens, très majoritairement, font du vélo essentiellement pour la promenade, aussi «dinosaures» qu’ils puissent être. Ceux-ci rangent ce véhicule de loisir pendant les cinq mois de climat hivernal. De plus, comme l’écrivait au mois de janvier dernier dans les opinions du Nouvelliste Stéphane Bélanger, pour celle ou celui qui décide de l’utiliser pour se rendre travailler, le vélo pose le problème des vols de vélos, car on doit en disposer pendant de longues heures.

Alors, vouloir faire du vélo un moyen de transport courant et suggérer des dépenses pour franchir le Saint-Maurice, alors que nous avons déjà une piste cyclable sur le pont Duplessis, me semble irresponsable.

J’en arrive sincèrement à me demander s’il n’y a pas quelque chose de surréaliste qu’on doive ramener à la raison une poignée d’irréductibles du vélo qui voudraient même parfois hisser également la planche à roulettes (parce que ça ne pollue pas) au rang des moyens de transport courants et permettre à ses adeptes de circuler librement dans nos rues au même titre que les automobilistes. En fait, s’agit-il d’embrasser un monde imaginaire?

Enfin, cela dit, j’aime et je pratique le vélo; en conséquence, j’apprécie notamment que des marquages dans les rues indiquent les voies à emprunter pour plus de sécurité.

Réjean Martin

Trois-Rivières