La question «pétrole» de fin d'année: qui seront les grands perdants?

Lorsque le projet Energie Est en sera aux derniers jours de sa mort annoncée, qui seront les grands perdants - en argent sonnant ou en cash dormant:
1 - Les pétrolières de l'Alberta (incluant une série d'entreprises partenaires);
2 - Le gouvernement canadien (incluant possiblement quelques membres de l'ONE);
3 - La population canadienne (déjà quasiment volée par tant de subventions accordées);
4 - Un groupe de mafieux comme dans Mafia (suspectée de flairer les pipelines de TransCanada) 
5 - Un grand Groupe de Pétrolières Internationales aux allures bancales (ou «banquales»);
6 - Aucun de ces choix et tous ces choix.
Ma réponse, le numéro 6.
Parce que tout le monde est perdant à la hauteur des sommes de celles qu'il n'aurait pas dû perdre. On s'en fout maintenant de connaître les noms des concombres et des jambons derrière tout cet argent perdu - non investi dans d'autres projets porteurs et rassembleurs et visant les justes fins d'un mieux-être de la société civile toute entière.
C'est la loi du silence, du harcèlement et de l'omerta. À la fois victimes et coupables; ces fantômes du quick-cash-action sauront se faire disparaître dans la brume du slogan du Québec «Je me souviens jamais de rien».
D'autre part, les Canadians (les anglais du ROC / Rest Of Canada) vont encore et toujours ravaler leurs malchances en sirotant un bon café Tim. Tout en écoutant The Rick Mercer Report à la télé, ils finiront bien par apprendre et visualiser en direct (à court et moyen terme) le nombre et l'étendue des imminentes brisures environnementales et des graves blessures communautaires.
Il y a tellement de pires dangers, de fréquentes désolations et d'aberrantes injustices ailleurs - dans tant d'autres pays et sur d'autres continents; peut-on alors se consoler d'un mauvais café et ne rien changer? N'est-ce pas plutôt le temps-charnière pour faire bouger nos richesses naturelles (et non plus fossiles) intelligemment et ainsi paver la voie (sans asphalte) à d'efficaces solutions énergétiques autant pour les Canadiens et les Québécois que pour toutes ces autres populations encore moins bien démocratiquement encadrées? 
Jacques Lambert
Saint-Barnabé