La planète pleure

Nous nous plaignons de cet été gris, nous haïssons cette pluie abondante, nous grelottons en nous rappelant ces étés chauds d'antan, mais nous sommes-nous demandés pourquoi c'est ainsi?
La planète pleure. Elle pleure ses enfants les arbres que nous avons détruits, les espèces que nous avons éliminées. Elle pleure les richesses qu'elle nous avait si généreusement offertes pour nous nourrir, mais que nous avons transformé en éthanol. Elle pleure toutes ses étendues aquatiques que nous avons polluées pour satisfaire nos plaisirs. Elle pleure cet air si pur qu'elle nous offrait pour respirer et que nous avons dégradé avec tout le pétrole que nous lui avons volé. Elle pleure l'inconscience de l'homme et, surtout, de ses dirigeants.
 
Tous, nous devrions déclarer cet été: saison de deuil national planétaire en hommage à tous ces enfants de la Terre que nous avons détruits. Choisissons un élément de la nature que nous chérissons particulièrement, que ce soit un arbre, une fleur, un animal, un panorama, peu importe. Parlons-lui, en lui demandant pardon pour tout le mal que nous avons fait et promettons-lui de faire notre part pour l'aider à retrouver la santé.
Pourquoi attendre que la planète soit en phase terminale pour agir; faisons-le maintenant tant qu'il en est encore temps. Si nos dirigeants ne sont pas aptes à réagir, remplaçons-les par des individus plus conscients, plus respectueux; après tout, ne sommes-nous pas dans une démocratie? N'accordons plus notre support à des individus régis par leur soif de pouvoir, par leur dévotion face au monde de la finance.
Comment peut-on utiliser les cadeaux offerts si généreusement par notre mère la Terre pour, ensuite, tenter de la détruire? N'oublions jamais que les tendances de l'électorat peuvent modifier grandement les attitudes de nos dirigeants.
Thierry Évrard
Trois-Rivières