Depuis quelques années, j'utilise la piste cyclable de la ville de Trois-Rivières et je suis frappé de voir à quel point ce lieu répond à une variété de besoins chez les Trifluviens, mentionne l'auteur de cette lettre.

La piste cyclable, un bel exemple du vivre ensemble en harmonie

Depuis quelques années, j'utilise la piste cyclable de la ville de Trois-Rivières et je suis frappé de voir à quel point ce lieu répond à une variété de besoins chez les Trifluviens. C'est un milieu qui offre un bel exemple du «vivre ensemble en harmonie».
On dit piste cyclable, mais c'est loin d'être seulement une piste réservée aux cyclistes. Loin de là. C'est au contraire un lieu qui représente bien la variété des besoins des personnes en activité physique, ainsi que la créativité qu'elles y accordent pour y répondre.
Il est remarquable de constater à quel point les utilisateurs répondent à leurs besoins d'activités physiques à leur façon et comment tout ce beau monde en mouvement cohabite respectueusement les uns avec les autres sur une piste relativement étroite.
Ainsi, on y retrouve sur le même parcours, les marcheurs, les joggeurs, les cyclistes, les adeptes de patin, de skateboard, les personnes handicapées en voiturette électrique et même, parfois, des personnes âgées avec leur marchette. 
La piste cyclable est également un lieu d'activités familiales: papa, maman et fiston à vélo, ou mère-fille ensemble côte à côte en patins; quand ce n'est pas la famille au complet à vélo. De plus, pas besoin de gardienne pour les enfants: les mères et les pères, qui tout en courant ou encore en patinant poussent la poussette ou le carrosse avec un ou deux enfants souvent endormis à l'intérieur.
On allie aussi l'obligation de faire faire de l'exercice à son chien avec son propre besoin d'exercice. Alors, promener le chien sort de l'ordinaire. À deux, on réalise cet exercice en marchant, en joggant, en patin, à vélo le chien courant à côté; à vélo, le chien dans un panier en avant, à vélo le chien installé dans le carrosse pour enfant et enfin, en skateboard, le chien tirant la personne.
Sur cette piste, tout est varié, tant les utilisateurs que les types d'activités physiques. On y retrouve, dans un va-et-vient respectueux et harmonieux, toutes les générations: des enfants et adolescents aux personnes âgées en passant par les athlètes de haut niveau sur leur vélo de route de 7000 $, aux personnes handicapées déambulant à leur rythme sur leur voiturette électrique. 
Chacun y trouve son compte en répondant à ses besoins. Les joggeurs (hommes et femmes) entourés de leur ceinture avec bouteilles d'eau, leur téléphone intelligent sur le bras et les écouteurs pour écouter leur musique. Les marcheurs (hommes et femmes), seuls ou en groupe, silencieux ou placotant. Des marcheurs qui, parfois, se préparent pour leur voyage en Europe sur le Chemin de Compostelle. 
En conclusion, je constate qu'en 2017, chacun sait répondre à ses besoins, de la personne âgée avec sa marchette à cet athlète de haut niveau. Cette piste cyclable reflète bien notre société moderne où chacun tente à sa façon de répondre à ses besoins. Ce qui est bon pour l'un ne l'est pas du tout pour l'autre. 
Personnellement, je suis fasciné par cette variété de réponses aux besoins, par cette créativité. Moi, je continue à répondre à mes besoins avec mon vélo électrique et mes 18 km par jour sur cette piste cyclable que j'apprécie énormément.
Pierre Potvin
Trois-Rivières