La petite maison du terrain de l'expo pourrait-elle servir de bureau touristique à Trois-Rivières?

La petite maison oubliée du terrain de l'exposition

J'aimerais apporter mes réflexions concernant l'article éditorial de Martin Francoeur concernant la maison oubliée du terrain de l'exposition, dont la démolition annoncée par la Ville de Trois-Rivières est imminente.
Le sujet m'interpelle d'autant plus que les plans de cette maison ont été faits par mon grand-père Jules Caron, architecte. L'architecture de cette maison est unique en Mauricie et au Québec, il aurait valu la peine d'étudier et d'en rendre publics les rapports d'ingénieur ou d'architecte concernant son état actuel avant d'en autoriser en catimini la démolition.
On fait bien la réfection de bâtiments anciens, tel que la vieille église Saint-James et son bâtiment annexé, de la rue des Ursulines; très belle réalisation soit dit en passant, mais je trouve dommage qu'on oublie des bâtiments moins vieux comme la petite maison oubliée du terrain de l'exposition.
Pas besoin d'avoir 300 ans pour être considéré comme un bâtiment potentiellement intéressant architecturalement.
Quand on voit des projets futiles comme cette fontaine que la Ville veut construire à un coût faramineux près de l'Amphithéâtre Cogeco, je me dis qu'avec un peu de bonne volonté, on aurait pu se forcer un peu pour trouver une solution pour la petite maison.
J'insère pour le bénéfice des lecteurs un lien sur le site web de Patrimoine Mauricie, un article publié le 29 aout 2015, et qui raconte l'historique de cette maison: http://patrimoinetroisrivieres.ca/blog/2015/08/29/que-faire-de-la-maison-oubliee.
C'est vrai que la localisation actuelle de cette maison dépare un peu dans son environnement et que sa mise en valeur sur le site actuel peut sembler peu intéressante, il faut considérer qu'à l'époque, elle était le précurseur de toute la mise en place des courses de chevaux et de tous les bâtiments qui ont été construits sur les terrains de l'exposition, estrades de course, stade de baseball, piscine, colisée, bâtisse industrielle, etc., dont les plans et l'exécution ont aussi été réalisés par Jules Caron. 
Je pense qu'avec les moyens techniques que nous avons aujourd'hui, on pourrait songer à déménager cette maison et à la relocaliser à un endroit plus visible; pourquoi ne pas en faire un magnifique bureau touristique, il me semble que l'architecture s'y prêterait très bien.
On songe à refaire l'entrée de la ville près de l'autoroute, pourquoi ne pas l'y intégrer. En se creusant un peu les méninges, il y aurait moyen de sauver cette partie de notre patrimoine, mais il faut aussi de la volonté politique.
Avis au grand public, architectes et ingénieurs intéressés, les plans et devis de construction de la petite maison oubliée sont déposés aux Archives du Québec, 225, rue des Forges, bureau 208, sous le fonds d'appellation Jean-Louis Caron architecte, c'est gratuit. 
Tu vois grand-papa Jules, tes petits-enfants ne t'oublient pas, «eux». 
Pierre Caron
Trois-Rivières