La maison de l'Expo est vouée à la démolition.

La maison de l'Expo

Rares sont les jours où je ne passe pas devant ce bâtiment ancien (1916), d'architecture originale, mal aimé de ses propriétaires successifs dont la Ville de Trois-Rivières.
Il a maintes fois changé d'occupants qui, cela apparaît clairement, ne se sont pas souciés de sa préservation. À qui cela incombait-il? À mon avis, à la Ville de Trois-Rivières qui aurait dû exercer une vigilance accrue dès 2006 lorsqu'elle a vendu le bâtiment à la compagnie Attractions hippiques, alors même qu'elle lui accordait une valeur patrimoniale.
Quand on lit que le bâtiment est vétuste, qu'il menace ruine et qu'il devient inutilisable, il faut s'interroger sur les raisons de ce délabrement et bien comprendre que cette description des lieux devient une justification de sa destruction. À cet égard, on s'en souviendra, le Manoir des Jésuites peut servir d'exemple, quoique dans ce cas-ci la coresponsabilité fut celle des Oblats et de la Ville de Trois-Rivières. 
La Ville de Trois-Rivières est gardienne du patrimoine trifluvien et elle est mandatée par les citoyens pour le préserver. Il serait donc nécessaire qu'ils soient consultés.
De la même façon que la Ville s'est à nouveau et enfin dotée d'un comité de toponymie - sur lequel il manque d'ailleurs un géographe - elle doit créer un comité multidisciplinaire du patrimoine composé à parts égales de citoyens et de représentants de la Ville.
L'existence d'un tel comité aurait sûrement empêché l'administration municipale d'autoriser la «défiguration» de la façade de l'édifice Loiselle - angle Notre-Dame Centre et la rue des Forges - une fâcheuse décision dont se voit tous les jours le mauvais effet sur le paysage architectural environnant. 
Dans le cas de la maison de l'Expo, ce sera plutôt un appauvrissement du paysage. Mais quand donc s'achèvera cet arbitraire d'Ancien Régime?
Jean Roy, président
Société d'histoire de Cap-de-la-Madeleine