La loi du bon Samaritain

À Sept-Îles, une personne a subi une attaque et est tombée par terre, en face de l'hôpital.
Normalement, on aurait pu s'attendre à ce qu'un membre du personnel sorte de l'hôpital et porte secours à ce malheureux. Je dis normalement, car c'est un réflexe normal que d'aider une personne dans le besoin. 
Ce n'est pas ce qui s'est passé à Sept-Îles. Le personnel n'a pas voulu aider de peur de ne pas être couvert par l'assurance. Imaginez: la protection par une assurance est plus importante que la vie d'un individu. Dans le doute on s'abstient, et on laisse mourir la personne.
Heureusement, une infirmière responsable - donc une cadre - est sortie et a donné les premiers soins. Les représentants du personnel ont expliqué ne pas connaître leurs obligations face à cette situation. C'est très curieux que le personnel médical, qui a comme mandat de soigner, se demande si on doit aider une personne qui est en dehors, face à l'hôpital. Cela dénote un grand manque de communication au sein de ce personnel.
À Montréal, il y a quelques années, nous avons vécu la même situation et les autorités du temps avaient fait connaître l'article 1471 du Code civil, qui oblige à apporter de l'aide à celui qui en a besoin et, en même temps, protéger la personne qui apporte cette aide. 
Je ne savais pas qu'à Sept-Îles on ne connaissait pas cette obligation citoyenne.
Robert Landry
Trois-Rivières