Il faut féliciter ces gens qui portent le coquelicot rouge afin de nous inviter à ne pas oublier les morts aux guerres d’antan et d’aujourd’hui. Mais c’est le coquelicot blanc, symbole de paix depuis près de 85 ans, que nous devrions tous porter, et ce, à tous les jours de notre vie, écrit l'auteur de cette lettre.

La guerre, cette grande bêtise humaine

Je lisais l’autre jour (10 novembre dernier) un résumé historique de la participation du Canada aux différentes guerres territoriales et idéologiques au cours des cent dernières années. Force est de reconnaître, après coup, de l’inutilité de cette grande bêtise humaine.

La guerre n’est toujours que l’ultime solution bête à notre incapacité de vivre en paix et de nous aimer les uns les autres. La guerre ne bâtit rien et détruit tout. 

Si nous voulons vivre en paix, rien de mieux que de semer la paix, non la violence, non le souvenir de ces victoires au prix de nombreuses pertes de vie totalement inutiles à cette illusoire liberté.

Si la guerre règne toujours en maître sur la planète et nos sociétés dites évoluées, c’est très probablement parce que notre capacité au dialogue doit encore se raffiner; le dialogue est cette puissance qui établit des ponts entre deux raisons. Vaste défi, même entre voisins, même entre collègues de travail.

Il faudra bien reconnaître un jour avant coup (et non après coup) qu’un conflit armé ne fait aucun gagnant ni en liberté ni en paix; exactement le contraire, et ce, pour des années à venir. La violence ne sème que la graine de la vengeance dans le cœur des uns comme dans l’esprit des autres.

Ce n’est pas de nos morts de la guerre qu’il faut se souvenir, mais bel et bien de la bêtise et de l’inutilité de celle-ci (la guerre) et de ses pertes de vie. La guerre, cette grande bêtise humaine, finira-t-elle par mourir?

Il faut féliciter ces gens qui portent le coquelicot rouge afin de nous inviter à ne pas oublier les morts aux guerres d’antan et d’aujourd’hui. Mais c’est le coquelicot blanc, symbole de paix depuis près de 85 ans, que nous devrions tous porter, et ce, à tous les jours de notre vie.

«Si tu veux la paix, prépare la guerre», nous ont dit les Latins. Théodore Monod, humaniste reconnu, nous rappelle que cette maxime nous a toujours conduits qu’à des catastrophes. Il nous dit plutôt «Si tu veux la paix, prépare la paix.» N’est pas logique? 

Le coquelicot blanc est beaucoup plus porteur d’une société belle.

François Champoux

Trois-Rivières