Le projet de «jeux d'eau», auparavant désigné «fontaine».

La fontaine-jeux d'eau: le ciel peut attendre

Permettez-moi de mettre mon grain de sel et de suggérer une esquisse de solution dans le préoccupant dossier de la fontaine (?) dont la construction est prévue sur l'esplanade de l'Amphithéâtre Cogeco.
Peut-être n'est-il pas trop tard pour faire marche arrière? Pourquoi ne pas simplement remettre à dans deux ans, ou plus tard, ce projet? Je ne veux pas faire dire au maire Lévesque à ce sujet «Fontaine je ne boirai pas de ton eau» (non fluorée...), mais plutôt «Fontaine je boirai de ton eau plus tard!».
Ce report donnerait un répit aux contribuables un peu essoufflés et ne l'empêcherait pas de mener à terme ce projet dans un prochain mandat, si la tendance d'une réélection se maintient. Rien n'est toutefois acquis compte tenu des élections-surprises des Justin Trudeau, Donald Trump et le choix imprévu de François Fillon comme candidat de la droite en France.
Au-delà des sondages, des éditoriaux et des textes d'opinions, la vraie humeur des citoyens, voire la démocratie, s'exprime sur le bulletin de vote, pas ailleurs. Dans l'optique de la prochaine élection municipale, ce projet pourrait plutôt faire partie du programme électoral de monsieur Lévesque, donc s'imposant comme un sujet à débattre ouvertement et sans pression du temps lors de la prochaine campagne.
En même temps, en espérant que pour la mairie, des candidates et des candidats sérieux s'engagent fermement dans la lutte et prennent position à ce sujet, tout comme les aspirants aux postes de conseillers qui devraient faire de même. Advenant la réélection, le maire serait fort aise d'y voir une approbation explicite de ce projet par la population et il lui sera plus facile d'aller de l'avant.
En outre, pour tenter de mettre au diapason les «notes discordantes» au dossier et pour reprendre les mots de l'éditorialiste Martin Francoeur, je propose le simple néologisme fontaine-jeux d'eau, soit pour atténuer le conflit terminologique qui s'est immiscé dans cette affaire, comme si on avait besoin d'un tel argument dans le débat.
Cela dit, pour me situer par rapport au lecteur, je ne fais pas partie ni du groupe des contempteurs, souvent hargneux, du maire Lévesque ni de celui des personnes, souvent flagorneuses, de sa garde rapprochée, soit ces deux groupes qui s'expriment régulièrement et, malgré tout opportunément, dans les pages de ce journal.
Je vous dirai néanmoins que j'ai de l'admiration pour le maire Lévesque et pour tout ce qu'il apporté à notre ville, j'admets toutefois que je ne le trouve pas toujours reposant dans son comportement et dans la conduite de certains dossiers. Ça fait partie du personnage je suppose.
Pour conclure, je manifeste mon accord avec ceux qui pensent de ce projet que «ce serait joli et ça bonifie l'offre touristique de l'Amphithéâtre». Mais je pense que ça peut attendre. Les conseillers Fortin et Aubin et d'autres citoyens qui se sont exprimés dans ce journal ont mis en relief d'autres projets et travaux qui sont davantage socialement porteurs pour le moment. Bref, le ciel peut attendre!
Benoît Leblanc
Trois-Rivières